Cannes 2015

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Cannes 2015

Message  Arun le Lun 27 Avr 2015 - 7:06

Cannes 2015 : les 19 films de la compétition en images

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Re: Cannes 2015

Message  Sapho le Lun 27 Avr 2015 - 12:00

Merci Arun pour cette liste de films présentée au festival de Cannes!

J'aurais un faible pour le film DHEEPAN de Jacques Audiard. I love you I love you I love you
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Sapho
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Re: Cannes 2015

Message  Arun le Lun 27 Avr 2015 - 15:33

Oui Sapho je suis d'accord avec toi  pour DHEEPAN de Jacques Audiard: le thème parait intéressant ! Celui-ci également m'attire "Mountains may depart, de Jia Zhang-ke" , également celui-là : "The Sea of Trees, de Gus Van Sant"ou encore celui-ci : "Mia Madre, de Nanni Moretti"à cause de Nanni Morettique j'apprécie particulièrement.

De bonne augure pour la suite ...  ! Smile


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Re: Cannes 2015

Message  Jocelyne le Jeu 14 Mai 2015 - 7:52

"OUVERTURE DU FESTIVAL DE CANNES – Deux réalisateurs turcs en compétition

Deux réalisateurs turcs, Ziya Demirel et Deniz Gamze Ergüven, seront représentés cette année lors du prestigieux Festival de Cannes, qui s’est ouvert hier et se poursuivra jusqu’au 24 mai. Ziya Demirel est en compétition pour son court métrage intitulé Salı dans la catégorie de la Cinéfondation et des courts métrages. Le court métrage retrace la journée d’une adolescente qui rencontre, un jour d’école ordinaire, trois hommes à trois endroits différents. Le jury sera présidé par Abderrahmane Sissako, cinéaste et producteur mauritanien qui fut le premier cinéaste africain de l’Histoire du festival à obtenir le César du meilleur réalisateur pour le film Timbuktu.
Deniz Gamze Ergüven est quant à elle en compétition dans la sélection parallèle du festival appelée la Quinzaine, pour son film Mustang. Le film de cette réalisatrice franco-turque raconte l’histoire de cinq sœurs qui vivent dans un village reculé du pays. L’enfance innocente et libre disparaît au fur et à mesure que les jeunes filles approchent de l’âge de la puberté. La liberté ? Dans le message qu’elle tente de véhiculer à travers son film, la réalisatrice nous explique qu’elles ne la retrouveront peut-être plus jamais, même une fois mariées. Entre comédie, tragédie et nostalgie, Mustang est déjà considéré comme un chef-d’œuvre. Cette année, 26 réalisateurs concourent pour la Caméra d’or qui sera remise lors de la soirée du Palmarès prévue le dimanche 24 mai et qui récompense chaque année le meilleur film en compétition parmi ceux inscrits dans la Sélection officielle, de La Semaine de la Critique et de la Quinzaine des Réalisateurs.

L’année dernière, un Turc, Nuri Bilge Ceylan, remportait la Palme d’or pour son film Winter Sleep. Il avait notamment dédié son prix à la jeunesse turque. La dernière fois qu’un Turc avait remporté cette récompense, c’était en 1982 avec le film turco-kurde Yol, du réalisateur Yılmaz Güney."

Shadia Darhouche ([Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] jeudi 14 mai 2015

Et pour rester sur le thème de la jeunesse turque, un reportage d'une demi-heure (sous-titré en anglais) réalisé par une chaîne américaine que je vous conseille vivement : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
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Jocelyne
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Re: Cannes 2015

Message  Arun le Jeu 14 Mai 2015 - 8:50

Merci Jocelyne Very Happy Je note, que d'excellents "crus" à mon avis !

Pour complément

En compétition :

Dheepan, de Jacques Audiard
La Loi du marché, de Stéphane Brizé
Marguerite et Julien, de Valérie Donzelli
Tale of Tales (Le Conte des Contes), de Matteo Garrone
Carol, de Todd Haynes
Cronic, de Michel Franco
The Assassin, de Hou Hsiao-hsien
Mountains may depart, de Jia Zhang-ke
Notre petite soeur,
de Hirokazu Kore-eda
Macbeth, de Justin Kurzel
The Lobster
, de Yorgos Lanthimos
Valley of love de Guillaume Nicloux
Mon Roi, de Maïwenn
Mia Madre, de Nanni Moretti
Le Fils de Saul, de Laszlo Nemes
La Jeunesse, de Paolo Sorrentino
Louder than Bombs, de Joachim Trier
The Sea of trees, de Gus Van Sant
Sicario, de Denis Villeneuve

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Joel et Ethan Coen, deux présidents au prochain Festival de Cannes (deux de mes cinéastes préférés)



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Re: Cannes 2015

Message  Sapho le Jeu 14 Mai 2015 - 11:42



Hélas, cette année, aucun long métrage belge ne concourent au festival de CANNES 2015. Il faut remonter à 2005 où la PALME D'OR est revenue au film de Luc et J.P. DARDENNE pour leur film : L'ENFANT. Ils ont reçu également la Palme d'Or du meilleur réalisateur pour ROSETTA en 1999 et L'ENFANT en 2005.


Si on sait depuis ce mercredi que deux courts métrages représentent la Belgique à ce rendez-vous incontournable du cinéma ("Copain", de Jan et Raf Roosens est sélectionné en Compétition Officielle où il concourra pour la Palme d’Or du Meilleur Court Métrage ; et "Le paradis" ("Het paradijs") de Laura Vandewynckel est également invité dans le cadre du programme Cinéfondation du festival), aucun long métrage n'a été retenu pour l'instant alors que le dernier film de Joachim Lafosse ("Les Chevaliers blancs") et de Jaco van Dormael ("Le Tout Nouveau Testament"), étaient cités.


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Sapho
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Re: Cannes 2015

Message  Arun le Jeu 14 Mai 2015 - 17:58

Pour son ouverture, la sélection "Un Certain Regard" invite à découvrir le nouveau film de la Japonaise Naomi Kawase, Grand Prix du Jury en 2007 avec "La forêt de Mogari", et qui restait sur l'excellent "Still the water". Dans "An", elle parvient à nous passionner et nous émouvoir avec cette histoire de pâtisseries traditionnelles aux haricots rouges…

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"Il faut les accueillir ces haricots, ils ont pris la peine de venir jusqu'à nous depuis leurs champs". La vieille dame soulève doucement le couvercle et chuchote des encouragements aux féculents qui mijotent. Soudain, elle repère une infime variation de l'odeur de cuisson. Vite, un nouveau rinçage.

Levée dès potron-minet, Tokue consacre des heures a réussir impeccablement ses haricots rouges confits, qui donneront aux dorayakis leur saveur unique. Et demain, elle recommencera, sous l'œil admiratif de Sentaro, le vendeur de pâtisserie qu'elle a fini par convaincre de la recruter malgré son âge avancé et l'état de ses mains, mangées par la lèpre quand elle était enfant.

Comment ces deux-là se sont-ils trouvés ? Si différents et finalement si proches, leurs deux solitudes les ont rapprochés. Et derrière la vie en cuisine, c'est un rapport mère-fils qui s'installe peu à peu entre ces éclopés. Dopé par le talent de Tokue, le petit commerce prospère. Mais les acheteurs sont aussi gourmands de rumeurs, et la vieille dame va vite retrouver son statut de paria…

Inclassable, infiniment subtil et gracieux, le film de Naomi Kawase est un conte moderne. Dans ce monde froid et individualiste, Tokue est un îlot de bienveillance, attentive à chacun, elle qui sait écouter la nature, le vent, repérer la première cerise qui pousse dans les arbres immenses. Ou encourager des collégiennes à goûter à la liberté.

L'immense talent de la réalisatrice japonaise nous fait glisser sans encombre de la minuscule cuisine au destin tragique des intouchables malades de la lèpre. Un grand moment de poésie et de cinéma. Bouleversant, tout simplement.

"An" de Naomi Kawase, d'après le roman de Durian Sukegawa – Avec Kirin Kiki, Masatoshi Nagase et Kyara Uchida. – Durée : 1h53

Synopsis : Les dorayakis sont des pâtisseries traditionnelles japonaise qui se composent de deux pancakes fourrés de pâte de haricots rouges confits, « AN ». Tokue, une femme de 70 ans, va tenter de convaincre Sentaro, le vendeur de dorayakis, de l’embaucher. Elle a le secret d’une pâte exquise et la petite échoppe devient un endroit incontournable...

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Dernière édition par Arun le Jeu 14 Mai 2015 - 19:49, édité 2 fois


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Re: Cannes 2015

Message  Sapho le Jeu 14 Mai 2015 - 19:42

Je pense ARUN que si ce film passe en salle près de chez nous, nous serons certainement au moins 3 à aller le voir !!!

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Re: Cannes 2015

Message  Arun le Jeu 14 Mai 2015 - 19:52

Pardon Embarassed j'ai légèrement décalé le collage du texte. J'ai rectifié ! Un peu de fatigue sans doute ...

C'est certain, j'irai le voir, dans mon esprit il est déjà programmé Sapho ! Very Happy


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Re: Cannes 2015

Message  Jocelyne le Jeu 14 Mai 2015 - 20:01

Oui moi aussi dès qu'il est programmé...
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Re: Cannes 2015

Message  Sapho le Ven 15 Mai 2015 - 15:31

Ce jeudi 15 mai


Troisième film présenté en compétition à Cannes, "Le Fils de Saul" du Hongrois Laszlo Nemes raconte l'histoire de Saul Ausländer, un déporté juif forcé de participer à la Solution finale à Auschwitz au sein des Sonderkommandos, unités de prisonniers qui travaillaient dans les chambres à gaz.

Un jour, au coeur de l'enfer, Saul découvre un jeune garçon qui survit mais seulement brièvement au gaz, et dans lequel il croit reconnaître son fils. Bouleversé, il va alors tout faire pour essayer de lui offrir une sépulture.

Laszlo Nemes, 38 ans, dont une partie de la famille (des Juifs venus d'Ukraine) a été assassinée à Auschwitz, a décidé, après avoir trouvé un recueil de textes écrits par des membres des Sonderkommandos, de traiter ce sujet rattaché à son histoire personnelle.

"Je me suis demandé quelle était l'impression que les Juifs avaient quand ils arrivaient à Birkenau sur la rampe. Qu'est-ce que l'on voyait? Quelles étaient les dernières heures? Me projeter a été une force qui m'a poussé à faire le film", a-t-il expliqué, ému, à l'AFP.

Filmant son héros au plus près dans son quotidien insoutenable, le réalisateur prend le parti de montrer les choses du point de vue de Saul, et de ne donner à voir que ce qu'il voit, laissant presque toujours l'horreur floue ou hors champ.

"Il est au milieu de l'usine de mort, il ne regarde plus cette usine, il ne regarde plus les déportés, il ne regarde plus les cadavres. Ce qu'il regarde, c'est tout ce qui est lié à sa quête, essayer d'enterrer ce garçon qu'il pense être son fils", souligne-t-il.

'Survie intérieure'

Le réalisateur dit "avoir tenu à trouver une voie différente pour représenter l'enfer des camps d'extermination" car à ses yeux, "le sujet a été en général traité d'une manière insatisfaisante".

"Les films avaient souvent cette tendance à vouloir trop montrer", ajoute-t-il.

Oppressant, rythmé visuellement par les déplacements et les gestes de Saul, le film l'est aussi par les sons glaçants du four crématoire: claquements métalliques, bruit de pas et de mains qui tambourinent sur la porte de la chambre à gaz, bruissement des corps que l'on tire, grincement des chariots que l'on pousse, ordres criés en allemand, bribes de conversations en diverses langues...

"Nous sommes plongés au milieu de cette usine horrible, c'est une usine qui produit des cadavres", souligne le cinéaste né en Hongrie mais qui a passé sa jeunesse à Paris.

Pour lui, ce film raconte "une histoire de survie intérieure". "Au milieu de l'enfer des enfers, qu'est-ce qui peut rester comme voie intérieure? C'est la question qui est posée par le film."

Dans un genre différent, le film de l'actrice oscarisée Natalie Portman "Une Histoire d'amour et de ténèbres", est tiré du livre éponyme et autobiographique de l'Israélien Amos Oz.

Celui-ci y raconte l'histoire de sa famille, des Juifs d'Europe de l'Est qui chassés par l'antisémitisme ont rejoint la terre promise, son enfance avant même la naissance de l'Etat d'Israël et le suicide de sa mère.

Le film a été tourné en hébreu à Jérusalem, ville natale de l'actrice qu'elle a quittée à l'âge de 3 ans pour partir vivre aux Etats-Unis.


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Re: Cannes 2015

Message  Arun le Ven 15 Mai 2015 - 15:37

Merci Sapho, encore un excellent film à noter ! Very Happy


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Abderrahmane Sissako et Jean-Charles Hue, prix France Culture Cinéma 2015

Message  Arun le Ven 15 Mai 2015 - 19:05

Abderrahmane Sissako et Jean-Charles Hue, prix France Culture Cinéma 2015

Comme chaque année, c'est lors du Festival de Cannesque France Culture remet ses prix annuels en cinéma. Et c'est le multi-récompensé Abderrhamane Sissako qui obtient cette année le Prix, mention Consécration.
A ses côtés, Jean-Charles[b] Hue, réalisateur de "Mange tes morts" sorti en 2014, est récompensé du tout nouveau Prix France Culture Cinéma des Etudiants. Un prix attribué par un millier d’étudiants à travers toute la France, issus de 27 écoles et universités qui ont voté parmi 5 films finalistes (choisis dans les 40 films partenaires de la chaîne sortis entre septembre 2014 et mars 2015)

Jean-Charles Hue, lauréat de la première édition du Prix France Culture Cinéma des Etudiants pour "Mange tes morts - tu ne diras point".

Mange tes morts

C'est un film entre le polar et le western gitan, haletant, dur, tendre, immersif. Un film sur les chapeaux de roues.


Extrait de "Mange tes morts"

"Mange tes morts", c’est l’insulte suprême pour un Gitan, celle que l’on envoie à la figure de celui qui renie ses ancêtres. Fred a des traits quasi juvéniles, mais le verbe fort comme son tour de taille lorsqu’il sort  de "chtar" (prison). Voilà quinze ans qu’il n’a pas remis les pieds dans sa communauté : celle d’une famille de Yéniches du Nord de la France.

Mais durant ces années qu’il a passées à l’ombre, celle-ci a retrouvé un équilibre dans la religion chrétienne : aussi, les oncles de Fred et  le pasteur de la communauté regardent-ils d’un sale œil le retour de ce fils prodigue, qu’ils accueillent avec des mots abrupts. D’autant plus que le jeune frère de  Fred,Jason, 18 ans, s’apprête à recevoir le baptême.

Le soir même de son retour, en compagnie de Jason, de son deuxième frère Mickaël, et d’un de leur cousin, Fred va récupérer une voiture dans un obscur garage avant de se mettre en route, pied au plancher, pour tenter d’aller voler une cargaison de 25 tonnes de cuivre contenue dans un camion sous bonne garde.


- Je vais me baptiser, mais… je sais pas trop encore. J’sais pas.

- Tu sais pas trop quoi ?

- J’ai pas profité de ma vie en même temps, j’suis encore jeune, j’peux pas m’baptiser direct.

- Ben ouais m’enfin… le bon choix c’est l’Seigneur. T’auras rien sinon.

Entre les exhibitions de muscles et les démonstrations de force, de superstition ou de rude fraternité, le film, comme les courses-poursuites avec les "schmitt" (policiers) aux trousses, va à 300 km/h. On fait vrombir les moteurs, crisser les pneus sur les routes humides, et d’impressionnants nuages de poussière jaune se forment dans la clarté pâlotte des lampadaires. Rapide aussi, le débit de parole : les mots fusent avant d’avoir le temps d’être articulés.

Sans le personnage de la mère, qui s’efforce de faire le catalyseur entre ses fils lorsque les tensions naissent avec le retour de Fred, la présence des femmes serait anecdotique : on les aperçoit sur quelques plans brefs, des bébés dans les bras, invariablement.

Avant de tourner ce long-métrage, Jean-Charles Hue a passé une dizaine d’années en immersion dans la communauté des gens du voyage. Il l’avait d’ailleurs déjà filmée dans La BM du Seigneur (2010). Un intérêt suscité par une découverte personnelle du réalisateur : en se penchant sur sa généalogie, il s’est un jour aperçu que l’un de ses arrières grands-pères était un Yéniche né en Serbie, qui répondait au nom de Dorkel.


Un excellent film, certainement très dur, mais dans la lignée de ce que j'apprécie !


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Re: Cannes 2015

Message  Sapho le Ven 15 Mai 2015 - 22:25

Encore un excellent film à voir !

Pourvu qu'il passe dans nos salles obscures !!
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Re: Cannes 2015

Message  Arun le Sam 16 Mai 2015 - 14:51

A Thonon il y a encore un cinéma Art et Essai ! j'espère les voir, dommage que l'on soit si loin l'une de l'autre Sapho ! A Paris Jocelyne n'aura pas de problèmes, la ville parfois ça du bon Very Happy


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Les cinéastes en compétition : Nanni Moretti, avec “Mia Madre”

Message  Arun le Sam 16 Mai 2015 - 15:05

Les cinéastes en compétition : Nanni Moretti, avec “Mia Madre”

Encore un de mes réalisateurs préférés !

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Crise personnelle d'une réalisatrice engagée qui doute de son art et affronte la mort annoncée de sa mère. Avec “Mia Madre”, Nanni Moretti revient sur la Croisette et à sa veine autobiographique tout en abandonnant le premier rôle à une autre.

Son millésime 2015

Mia Madre, sorti en Italie depuis un mois, raconte la crise personnelle d’une cinéaste engagée – jouée par Margherita Buy, désormais une héroïne morettienne récurrente – aux prises avec un acteur récalcitrant, des doutes sur son travail et la mort annoncée de sa mère. Portrait du créateur en pleine tourmente ? Confession, plutôt : il semble que Nanni (vous permettez qu’on l’appelle Nanni ?) ait ici repris le cours de son « journal intime » mais en faisant jouer son personnage par une autre. « Ils croient tous que je suis capable de comprendre et d’interpréter la réalité, mais je n’y comprends plus rien… », dit la voix intérieure de Margherita, doute que Moretti, longtemps considéré comme le gourou de la gauche italienne, a dû éprouver (et Habemus papam en parlait aussi). Nanni incarne d’ailleurs le frère de la cinéaste qui lui balance notamment (dans la bande-annonce) : « Fais quelque chose de nouveau, de différent, brise au moins l’un de tes schémas, un sur deux cents ». Cet ordre, il se l’envoie bien sûr à lui-même, maniaque d’entre les maniaques. Un film comme une psychanalyse ? Par ailleurs, vingt ans après Jennifer Beals dans Journal intime, c’est John Turturro qui incarne dans le film une star américaine assez mal embouchée… Sortie en France le 23 décembre.

Je ne l'ai pas encore vu et je le regrette fort !



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Re: Cannes 2015

Message  Arun le Mer 20 Mai 2015 - 8:50

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Mustang”, de Deniz Gamze Ergüven : un emballant hymne à la liberté

"Cinq sœurs indociles grandissent dans un coin reculé de la Turquie d’aujourd’hui. Présenté à la Quinzaine des réalisateurs, le film de la cinéaste franco-turque emporte à la vitesse d'un cheval au galop.

A Cannes, la combinaison manque de sommeil/sursollicitation du nerf optique commence à faire son œuvre. Les images se sont mises à dériver bizarrement dans les têtes, se télescopant, créant de fortes collisions émotionnelles dont on ne sort pas toujours indemnes. Les larmes coulent plus vite.

Est-ce la coexistence en un même lieu de plusieurs films où les femmes jouent un rôle plus grand et plus beau que dans la vie, héroïnes amazones qui luttent contre le sexisme sans rien renier de leur féminité ? Peut-être… Mais l'hypersensibilité du festivalier à mi-parcours ne saurait expliquer à elle seule la vague d'émotion qui a aujourd'hui déferlé sur le public de la Quinzaine. A l'issue de la projection de Mustang, de la Franco-Turque Deniz Gamze Ergüven, il était, c'est selon, euphorique ou en larmes.

Mustang porte bien son nom. Fougueux, sensuel et puissant comme un cheval au galop, il raconte l'histoire de cinq sœurs – la benjamine a 12 ans, l'aînée, 16 – confrontées à la difficulté d'être des filles dans un coin reculé de la Turquie d'aujourd'hui. Aussi solidaires que les cinq doigts de la main, Sonay, Selma, Ece, Nur et Lale sont depuis longtemps orphelines. Leur grand-mère les a élevées seule. Elles ont poussé en herbes folles, libres et indociles. Mais un jour, leur oncle est appelé à la rescousse afin de mettre de l'ordre dans le petit gynécée. Pour montrer que le mâle est le maître en Turquie, rien de tel que quelques mariages forcés.




Dès les premières minutes, le film s'emballe et vous embarque sans retour : une sublime scène de bain, où les sœurs, juchées tout habillées sur les épaules des garçons, jouent et chahutent dans des éclaboussures d'écume scintillante. On ne voit qu'elles, les filles, belles chacune à leur façon, le sourire vainqueur, leurs longues mèches de cheveux entrelacées comme des rubans précieux. Elles n'ont rien d'accessoire, ces chevelures-là. Et la façon dont la cinéaste les filme – exubérance indomptée, cascades de soie sur les épaules qu'on voudrait caresser – en dit long sur ce qu'elles représentent. Il y a des pays où la féminité sonne comme un défi.

Dans le bled où vivent les sœurs, à 1 000 kilomètres d'Istanbul, la virginité est une valeur en soi. Pour la préserver, on peut aller très loin, jusqu'à mettre la vie sous cloche. Jusqu'à faire de ses enfants des offrandes de chair à sacrifier sur l'autel des traditions, des convenances et du patriarcat. Ne pas s'étonner alors que le rituel des fiançailles ressemble à une cérémonie funèbre, façon vierge mise à nue par ses prétendants. Dans cette société où la mixité n'a rien d'une évidence, il arrive qu'on conduise à l'hôpital les filles qui n'ont pas saigné le soir de leur nuit de noces, histoire de s'assurer qu'il n'y a pas eu tromperie sur la marchandise. Asphyxiées par la pression sociale et familiale, il arrive que des filles belles comme le jour se donnent au premier venu sur un parking, histoire de vivre un peu avant de devenir une épouse.

Revanche sur la vie et humour à l'italienne

Une fois la fratrie démembrée, il ne reste plus que des détresses individuelles déchirantes, parfois insurmontables. Mais la force de Mustang réside moins dans le réalisme et la justesse avec lesquels il croque la cruauté des situations que dans sa jubilation à prendre une revanche sur la vie. Car ses héroïnes ont beau être victimes, elles ne se comportent jamais comme telles. A l'image de la plus jeune des sœurs, petit corps musclé qui n'entend pas ployer, elles débordent d'énergie pour contourner les interdits. Dans la vie, la vraie, les filles accusées de frotter leurs sexes sur la nuque des garçons baissent les yeux en attendant que ça passe. Dans le monde selon Deniz Gamze Ergüven, l'une d'elles sort foutre le feu à une chaise en lançant à sa grand-mère effarée : « Elles ont touché nos trous du cul, c'est dégueulasse, non ? » Et quand les sœurs décident d'assister coûte que coûte à un match de football, leur virée clandestine fait l'effet d'une bouffée d'air pur, pleine de drôlerie et d'insolence. La chronique de mœurs verse alors du côté de la fable, empruntant au passage l'humour un peu bouffon des comédies à l'italienne.

Aussi sérieux soient-ils, les adultes de Mustang ont l'air méchamment irresponsables – voire de mauvaise foi quand il s'agit de marier deux jeunes gens aussi bien assortis que la peau et l'ortie. Quant à l'espièglerie un peu sauvage des cinq adolescentes, elle est le signe joyeux d'esprits libres. Insoumis comme des mustangs."

Mathilde Blottière article télérama le 19/05/2015.


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Re: Cannes 2015

Message  Jocelyne le Mer 20 Mai 2015 - 8:57

Pourvu qu'il passe à Clermont-Ferrand le 17 juin… Sinon, il faudra que j'attende mon retour à Paris.
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Re: Cannes 2015

Message  Sapho le Mer 20 Mai 2015 - 15:24

Et un de plus que j'attend avec impatience ! I love you I love you
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Re: Cannes 2015

Message  Jocelyne le Mer 20 Mai 2015 - 18:34

Cannes 2015 - La réalisatrice de Mustang : "La place des femmes est problématique en Turquie", interview en français : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

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Re: Cannes 2015

Message  Arun le Sam 23 Mai 2015 - 9:23

Jocelyne a écrit:Cannes 2015 - La réalisatrice de Mustang : "La place des femmes est problématique en Turquie", interview en français : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]


Oui j'aimerai vraiment voir ce film Jocelyne ! Smile


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Re: Cannes 2015

Message  Arun le Sam 23 Mai 2015 - 9:57

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Les cinéastes en compétition : Justin Kurzel, avec “Macbeth

Avec un casting de choix composé de Marion Cotillard et Michael Fassbender, on attend beaucoup de cette rencontre entre ces deux monstres sacrés, propulsés dans l'univers shakespearien du surdoué Kurzel.

Age : 40 ans (né le 3 août 1974)
Sexe : masculin
Nationalité : australienne
Principaux films : Âpre portrait de deux adolescents solitaires, Blue Tongue, son premier court métrage, a été montré en 2005 à La Semaine de la critique, qui a suivi son poulain et sélectionné, en 2011, son premier long, Les Crimes de Snowtown, inspiré de l'histoire de John Bunting, le plus grand serial killer d'Australie qui a sévi sans les années 1990, un thriller d'une violence parfois insoutenable où l'humanité semble constamment en déliquescence.

Son millésime 2015

Le surdoué Kurzel atteint logiquement la Compétition avec son Macbeth au casting stellaire : Michael Fassbender dans le rôle titre et Marion Cotillard en Lady Macbeth. C'est peu dire qu'on attend beaucoup de la rencontre entre ces deux monstres sacrés, frottés à l'univers shakespearien (bruit, fureur, inceste) de Kurzel.

Ses diplômes et récompenses


Diplômé de l’Ecole Nationale d’Art Dramatique de Sydney, il a travaillé comme scénographe pour le Théâtre de Sydney et la Compagnie de théâtre de Melbourne. Le goût du cinéma lui vient également à l’Université de Melbourne, d’où il sort diplômé en 2004. Il a reçu le « César » australien du meilleur réalisateur pour Les Crimes de Snowtown.



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Re: Cannes 2015

Message  Sapho le Sam 23 Mai 2015 - 15:38

Deux autres films en compétition aujourd'hui encore : VALLEY OF LOVE


Valley of love

Dans " Valley of love ", Gérard Depardieu et Isabelle Huppert incarnent un couple séparé depuis des lustres, qui se retrouve à l’occasion d’un voyage dans la Vallée de la Mort, en Californie. Ils exécutent là la dernière volonté de leur fils, qui s’est suicidé six mois plus tôt, et qui leur a fixé un étrange rendez-vous.

Le réalisateur Guillaume Nicloux brouille les cartes : son personnage principal s’appelle Gérard, il est acteur, il est né à Chateauroux… Gérard Depardieu a-t-il pensé à la mort de son fils Guillaume pour incarner ce personnage ? A la conférence de presse, il a affirmé : " Je n’oserais pas me servir du deuil de Guillaume ".

Quoi qu’il en soit, il écrase de sa présence – au propre comme au figuré – Isabelle Huppert qui, quoique moins cadenassée que de coutume, ne fait pas le poids face à l’ogre du cinéma français. Le problème, c’est que Nicloux hésite entre deux genres, le face-à face "bergmanien " (façon " Scènes de la vie conjugale " dans le désert) et une échappée fantastique. Ce mélange de genres rend son film bancal.





Chronic

Dans ce drame, Tim Roth incarne David,un aide-soignant qui accompagne des malades en fin de vie. David s’investit énormément, parfois trop, dans sa tâche, jusqu’à perdre ses repères dans sa propre vie privée…

Tim Roth est juste et digne, mais la mise en scène du cinéaste mexicain Michel Franco ne lui rend pas service : il s’évertue à garder un style distancié qui tue dans l’œuf toute émotion potentielle. Et il bâcle sa fin de manière insensée.




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Sapho
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Re: Cannes 2015

Message  Arun le Sam 23 Mai 2015 - 15:56

Ah oui je j'avais visionné la page Sapho, tu m'a devancé ! mais c'est bien ! Tous les films en attente à regarder c'est excellent ! Pourvu que l'on puisse aller les voir en tout cas, au pire se les procurer ! Very Happy


Dernière édition par Arun le Sam 23 Mai 2015 - 17:41, édité 1 fois


"Le mouton n'a pas mangé la rose et le Petit Prince n'est pas mort"

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Arun
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Re: Cannes 2015

Message  Sapho le Sam 23 Mai 2015 - 17:05

Personnellement, je pense qu'aucun des 3 films proposés aujourd'hui n'a de chance d'obtenir la Palme d'Or ! ...........Qui sait ?


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Sapho
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