Balade littéraire sur la rive française du Léman

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Balade littéraire sur la rive française du Léman

Message  Arun le Sam 28 Mar 2015 - 15:17

Meillerie  – Jean-Jacques Rousseau

“Voilà la pierre où je m’asseyais pour contempler au loin ton heureux séjour ; sur celle-ci fut écrite la lettre qui toucha ton cœur ; les cailloux tranchants me servaient de burin pour graver ton chiffre. Nous y parvînmes après une heure de marche par des sentiers tortueux et frais, qui montant insensiblement entre les arbres et les rochers, n’avaient plus rien d’incommode que la longueur du chemin. … Derrière nous, une chaîne de roches inaccessibles séparait l’esplanade d’où nous étions de cette partie des Alpes que l’on nomme les glacières parce que d’énormes sommets de glaces qui s’accroissent incessamment les couvrent depuis le commencement du monde. …”


Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)

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C’est en 1754, lors d’un bref séjour que Jean-Jacques Rousseau découvre Meillerie. L’écrivain fera de ce village au bord du Léman un site célèbre de son roman “La nouvelle Héloïse”.
Depuis un rocher au dessus du village, Saint-Preux, le héros du roman, observe la maison de Julie d’Etanges situé à Clarens de l’autre côté de la rive.
C’est près de cette pierre, désormais appelée “La pierre à Rousseau” que Saint-Preux écrit et se souvient de sa promenade avec sa belle sur le lac Léman et de leur halte près de cette pierre où il a célébré son amour et sa jeunesse …

Les écrits de Rousseau dont “La nouvelle Héloïse” constitue une œuvre majeure de la littérature du XVIIIème siècle.

Rousseau
fut l’un des philosophes du siècle des lumières. Par ses idées et ses essais, il contribua à alimenter le débat sur la société des inégalités. Ses position très avant-gardistes sont exprimés dans le contrat social qui célèbre bien évidemment la souveraineté du peuple.




Evian-les-Bains – Marcel Proust


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Lettre à Constantin de Brancovan – "Paris 15 Août 1899“Cher Prince,Je viens vous demander un service. J’ai l’intention, sans être encore pourtant décidé, de rejoindre dans quelques jours ou un peu plus tard mes parents au lac de Genève. Mes parents sont à Evian, mais comme je demande aux hôtels des qualités de solitude et de silence dont les hôtels d’Evan bondés de monde me paraissent dépourvus, je voudrais habiter un coin moins fréquenté. […] Mais ce que je voudrais savoir, c’est pour moi le point important, c’est si l’hôtel à Amphion est assez vide pour qu’on puisse avoir une chambre isolée, où l’on puisse dormir aussi tard qu’on veut, sans entendre marcher au-dessus de sa tête et dans les chambres contiguës […] Rappelez -moi au souvenir de vos beaux-frères et croyez moi votre bien dévoué ami.
PS. Et ce serait intéressant pour moi de savoir si dans cet hôtel, il y a des voletes, et des vrais rideaux aux fenêtres qui font la nuit dans la chambre, et si les gens de l’hôtel sont aimables et sympathiques.Marcel”


Marcel Proust (1871-1922)

La première visite de Proust à la Villa Bassaraba à Amphion-lesBains eut lieu fin août 1893.Il fut présenté par Louis de la Salle et Robert de Montesquiou. Ils venaient tous de passer trois semaines à St Moritz.  Montesquiou avait lu des vers de Proust et désira probablement les montrer à Anna de Brancovan, alors âgée de seize ans et qui écrivait déjà de la poésie. Proust fut rapidement accepté comme membre du cercle littéraire et musical Brancovan-Noailles qui se réunissait chaque été dans la région d’Amphion au bord du lac, bien qu’il allât également être amené à connaître le lac et sa campagne environnante au cours des vacances d’été que ses parents passaient régulièrement à l’Hôtel Splendide d’Évian.En août 1899, Marcel Proust rejoint ses parents à Evian et séjourne au Grand Hôtel des Bains et au Splendide Hôtel. Âgé de 28 ans, ce jeune homme chétif et sensible, souffre de crise d’asthme.Après le départ de ses parents, ce dilettante mondain issu d’une famille aisée, fréquente les salons où il rencontre artistes, écrivains et aristocrates parmi lesquels le prince Constantin de Brancovan qu’il connaissait déjà, et sa soeur, la future Anna de Noailles qui est une amie. Il quitte Evian en octobre, laissant 21 lettres dont une dans laquelle il relate son émotion pour la nouvelle affaire Dreyfus.Tout le cercle Brancovan étaient des Dreyfusard passionnés ; le docteur Adrien Proust, le père du romancier était un anti-Dreyfusard tout aussi passionné. Au moment du verdit de Rennes en septembre 1899, Proust allait se rappeler avoir trouvé Anna de Noailles dans sa chambre de la Villa Bassaraba, prostrée de douleur et de rage, poussant des sanglots hystériques.En août 1903, les Proust passèrent leurs dernières vacances ensemble à Évian. Le docteur Proust n’allait pas bien et il mourut à Paris en novembre suivant. Néanmoins le séjour fut marqué pour Marcel par un voyage à Chamonix et à la Mer de Glace en compagnie d’Anna de Noailles et des autres membres du groupe Amphion .  A Évian, souffrant déjà de problèmes de santé, on pouvait le voir portant son manteau au milieu de la foule d’estivants sur l’omnibus de l’hôtel. Proust, d’une écoute bienveillante et généreux en pourboires, était toujours populaire auprès du personnel du Spendide ; et par exemple l’obligeant liftier, détesté par les autres parce qu’il était juif et dreyfusard, a même trouvé, finalement, une place dans “la Recherche”. En septembre 1905, Proust séjourna pour la dernière fois avec sa mère avant la mort de celle-ci. Elle insista auprès de l’hôtel pour être aidée par deux membres du personnel afin d’épargner à son fils autant d’inconvénients que possible. Évian, Amphion, le lac et les paysages environnants apparaissent fréquemment dans le travail plus tardif de Proust. En 1920, il écrivit la préface de “Au royaume du bistouri”, un livre de dessins de la femme de Clément de Maugny, dans laquelle il rappelle l’été 1899 à Évian, et le petit train côtier qui deviendra aussi le petit train de Balbec.Marcel Proust obtient le prix Goncourt en 1919 pour “A l’ombre des jeunes filles en fleurs”. Il laisse une œuvre fleuve : “A la recherche du temps perdu” et d’autres ouvrages édités après sa mort qui font de lui un écrivain mythique au style littéraire affirmé.




Nernier – Alphonse de Lamartine

“La terre qui l’enfante, illustrée et bénie,
Monte se son niveau, grandit de son génie :
Il conquiert à son nom tout ce qui le comprend.
Ô Léman, à ce titre es-tu donc trop peu grand ?
Jamais  Dieu versa-t-il sur sa terre choisie,
De sa corne de dons, d’amour, de poésie,
Plus de noms immortels, sonores, éclatants,
Que ceux dont tu grossis le bruit lointain du temps ?
L’amour, la liberté, ces alcyons du monde,
Combien de fois ont-il pris leur vol sur ton onde,
Ou confié leur nid à tes flots transparents ?
Je vois d’ici verdir les pentes de Clarens,
Des rêves de Rousseau fantastiques royaumes,
Plus réels, plus peuplés de ses vivants fantômes
Que si vingt nations sans gloire et sans amour
Avaient creusé mille ans leurs lits dans ce séjour.
[…]
Aussi le souvenir de ces félicités
Le suivit-il toujours dans l’ombre des cités.
Ses pieds rampants gardaient l’odeur des feuilles
Son premier ciel brillait jusqu’au fond de ses fautes,
comme une eau de cascade, en perdant sa blancheur,
Roule à l’Arve glacée sa première fraîcheur.
(Souvenir du lac Léman – 1842)

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C’est en 1815, pendant les cent-jours, que Lamartine vient se cacher à Nernier pour fuir les recruteurs de Napoléon, la Savoie n’étant pas française.
Il habite chez un batelier dont la fille lui fera faveur de ses charmes. Il vivra là ce qu’il va évoquer comme un bonheur parfait : “La nature la plus idéale, la saison la plus tiède, la solitude la plus silencieuse […] : la fille du batelier, une chambre, une hirondelle, un chien, un lac pour horizon […]. Non jamais, je n’ai vécu de jours qui aient égalé ces jours de Nernier. La mélancolie et le désert ne trouveront pas deux fois un tel Eden”. La félicité connue sur les bords du Léman va influencer son chef-d’œuvre poétique “le Lac”qui fait référence au lac du Bourget.

Quelques années plus tard, il rencontre Julie Charles, l’Elvire des méditations poétiques. Ce recueil de 24 poésies salué par un grand succès lors de sa sortie en 1820, comprend le poème cité plus haut, dédié à son ami genevois Huber-Saladin.

Élu en 1829 à l’Académie française, Lamartine connut aussi une carrière politique. Il devient chef du gouvernement provisoire de 1848. La même année, il est battu aux élections présidentielle et meurt ruiné en février 1869.

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Douvaine – Théophile Gautier

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“Le premier village qu’on rencontre est celui de Dovainnes ou Dovénia (Douvaine). Nous nous imaginons voir une population de jeunes savoyards, racloir en main avec genouillères, brassards et plaque de cuir au fond de culotte, d’après les vers de M.de Voltaire, les tableaux de de M. Hornung et les traditions de Séraphin. Il nous semblait que chaque cheminée devait porter à son faîte une figure barbouillée de suie, aux yeux brillants, aux dents éclatantes, et poussant le cri de petits enfants : “ramoni, ramona, la cheminée du haut en bas”.
Les savoyards, qui entre eux s’appellent Savoisiens, pour ne pas avoir l’air d’Auvergnats, non seulement n’étaient pas occupés à ramoner, mais ils célébraient une espèce de fête et tiraient à la balle blanche sur un oiseau perché au haut d’un mât de cinquante pieds. Chaque coup heureux était salué par des fanfares et des roulements de tambour.
A partir de Dovénia, on perd le lac de vue, et l’on traverse des terres bien cultivées et d’un aspect fertile : le blé de Turquie avec ses jolies aigrettes, la vigne divisée en terrasses soutenues par de petits murs, quelques figuiers aux larges feuilles font pressentir l’approche de l’Italie.”

(Voyages en Italie – 1852)


Théophile Gautier (1811-1872)

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C’est en route pour Venise, que Théophile Gauthier fait étape à Genève et ses environs : il traverse le chablais par Douvaine, Thonon et Evian. Il revient de ses voyages alpestres avec “des courbatures d’admiration” et trouve les mots justes pour les faire partager au lecteur. Dans l’extrait plus haut, c’est avec humour qu’il bat en brèche l’idée reçue que les savoyards sont tous des ramoneurs … On y découvre une description des cultures, céréales et vignes, qui occupent encore le bas-chablais.
Aspirant d’abord à la peinture, c’est finalement à la littérature que Théophile Gautier va se consacrer, après une rencontre décisive avec Victor Hugo. La poésie constitue la partie la plus importante des son œuvre mais Gautier fut aussi journaliste, critique littéraire et romancier.
Sa contribution à la littérature de jeunesse demeure encore remarquable grâce à ses ouvrages fantastiques comme “le roman de la momie”(1857) et le roman de cape et d’épée “Le capitaine Fracasse” (1863).
Attiré par l’exotisme, il fut aussi un voyageur passionné et curieux. Il consigna ses découvertes de l’Espagne, de l’Algérie, de la Russie et de l’Italie dans ses ouvrages, véritables récits de voyage.




Féternes – Voltaire

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“Les grottes où se forment les stalactites et les stalagmites sont communes. Il y en a dans toutes les provinces. Celle du Chablais est peut-être la moins connue des physiciens, et qui mérite le plus de l’être. Elle est située dans les rochers affreux, au milieu d’une forêt d’épines, à deux petites lieues de Ripaille, dans la paroisse de Féternes. Ce sont trois grottes en voûte l’une sur l’autre, taillée à pic par la nature dans un  roc inabordable. On n’y peut monter que par une échelle, et il faut s’élancer ensuite dans ces cavités en se tenant à des branches d’arbres. Cet endroit est appelé par les gens du lieu la grotte aux fées. Chacun dans son fond un bassin dont l’eau passe pour avoir la même vertu que celle de la Sainte-Reine. L’eau qui distille de la supérieure à travers le rocher y a formé dans la voûte la figure d’une poule qui couve ses poussins. Auprès de cette poule est une autre concrétion qui ressemble parfaitement à un morceau de lard avec sa couenne, de la longueur de près de trois pieds. Dans le bassin de cette même grotte, ou l’on se baigne, on trouve des figures de pralines telles qu’on les vend chez les confiseurs, et à côté, la forme d’un rouet ou tour à filer avec la quenouille. Les femmes des environs prétendent avoir vu dans l’enfoncement une femme pétrifiée au dessus du rouet ; mais les observateurs n’ont point vu en dernier lieu cette femme. Peut-être les concrétions stalactites avaient dessiné autrefois une figure informe de femme, et c’est ce qui fit nommer cette caverne la grotte aux fées.”

(les singularités de la nature – Mélange 1768-1769)


Voltaire (1684-1778)


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A la fois poète, philosophe, essayiste, historien et dramaturge, Voltaire s’installe à Genève en 1758 au château de Ferney d’où il prend part à la rédaction de l’encyclopédie. “Candide” publié en 1759 et “Zadig” en 1748 sont les deux contes encore lus et étudiés de nos jours. “Les mélanges” sont un pêle-mêle de récits de voyage, lettres, pamphlets, essais et contes.

Voltaire est un philosophe des lumières. Destiné au droit, il se tourne rapidement vers les lettres.

L’insolence de ses premières pièces de théâtre lui valent l’enfermement de la Bastille puis l’exil en Angleterre. Il y découvre la culture anglaise et l’œuvre de Shakespeare qui vont influencer sa plume. Esprit libre et libre penseur, évoluant au sein de l’élite intellectuelle, proche des monarques en France comme en Prusse, Voltaire mène un combat contre “l’infâme”, nom qu’il donne au fanatisme religieux et pour la justice et la liberté d’expression.

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Re: Balade littéraire sur la rive française du Léman

Message  Sapho le Lun 6 Avr 2015 - 19:16


Merci ARUN pour cette intéressante flânerie savoyarde. Je ne savais pas qu'autant d'écrivains et de poètes ont vécu et écrit à propos du lac LEMAN.

J'ai un faible pour LAMARTINE et le poème que tu as choisi est magnifique et émouvant.

Merci pour ce post admirablement bien construit !

merci messages panca merci messages panca
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Re: Balade littéraire sur la rive française du Léman

Message  bergamote le Lun 6 Avr 2015 - 20:31

et moi à part "'le lac" que mon amoureux d'époque me récitait je ne connais pas trop Lamartine mais que ces grandes âmes connaissent le Léman ! tu es vraiment dans une région très riche Arun ! bisou
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Re: Balade littéraire sur la rive française du Léman

Message  Arun le Mar 7 Avr 2015 - 16:57

Il me semble que ce fil est resté inachevé. Je vais voir. En tout cas ravie que cela vous intéresse les amies  ! Smile


Dernière édition par Arun le Mar 7 Avr 2015 - 19:09, édité 1 fois
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Re: Balade littéraire sur la rive française du Léman

Message  Sapho le Mar 7 Avr 2015 - 18:40



Alphonse de Lamartine : "Nernier et à l'entour".
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Le lendemain, je descendis au point du jour, du côté du lac, vers Nyon. C’était au mois de mai ; le ciel était pur, les eaux du lac resplendissantes, et tachées, çà et là, de quelques voiles blanches. L’ombre des montagnes s’y peignait du côté de Meilleraye, avec leurs rochers, leurs forêts et leurs neiges.. Je m’enivrais de ces aspects alpestres que je n’avais fait qu’entrevoir quelques années auparavant. [...] Tout était vide et calme. Seulement j’apercevais, au-delà de la ligne bleue, dessinée en pleine eau par le lac, la barque de Lausanne qui penchait sa voile sous le vent en labourant les vagues à une demi-lieue de moi. Quelques oiseaux blancs, aux longues plumes triangulaires, voguaient ou plongeaient entre la terre et la barque, puis disparaissaient en la suivant. On n’entendait aucun bruit, tout faisait silence. [...] La nature la plus idéale, la saison la plus tiède, la solitude la plus silencieuse, la société la plus innocente et la plus bornée : la fille du batelier, une chambre, une hirondelle, un chien, un lac pour horizon, une espérance vague et imprécise pour perspective et la sève de la jeunesse pour vivifier tout cela, c’était tout ce que l’humanité pouvait désirer. Non, jamais je n’ai vécu de jours qui aient égalé ces jours de Nernier. La mélancolie et le désert ne trouveront pas deux fois un tel Eden. (Alphonse de LAMARTINE)

study study study
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Re: Balade littéraire sur la rive française du Léman

Message  Sapho le Mar 7 Avr 2015 - 18:58


Jean-Jacques Rousseau a lui aussi séjourné à NERNIER


" « Ici commence le court bonheur de ma vie, ici viennent les paisibles mais rapides moments qui m’ont donné le droit de dire que j’ai vécu. Je me levais avec le soleil et j’étais heureux, je voyais « maman » et j’étais heureux … Je cueillais les fruits…et le bonheur me suivait partout…Il ne pouvait me quitter un seul instant »…extrait de « Les Confessions »"

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Re: Balade littéraire sur la rive française du Léman

Message  Arun le Mar 7 Avr 2015 - 19:26

Très bien, extra  ! Very Happy

Merci sapho du petit complément concernant le séjour de Lamartine à Nernier. J'apprécie ! Smile Concernant le texte de Jean Jacques Rousseau, bien sûr, "les confessions" !  Je pense que ce fil va encore s’enrichir !

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Ce roman, qui s'inspire des "Mémoires inédits" de Lamartine et d'une tradition orale demeurée vivace dans le village lémanique où il trouva refuge durant les Cent-Jours, évoque un épisode peu connu de sa vie. En mars 1815, le jeune Alphonse de Lamartine dont la famille est royaliste fuit Mâcon afin d'éviter l'enrôlement napoléonien. Il traverse le Jura enneigé, passe clandestinement la frontière, fait étape à Saint-Cergue chez le passeur Treboux et sa fille. Après avoir été accueilli quelque temps au château de Vincy sur la Côte vaudoise et effectué un périple neuchâtelois, il traverse le Léman un jour de tempête et se réfugie à Nernier, alors en Savoie-Sardaigne, dans une cabane de douanier isolée au bord d'une grève. Il y vit un amour romantique, secret et passionné, avec Geneviève, la fille du batelier Favre. On peut y discerner les prémices de ce qui deviendra "Les Méditations poétiques".
Source google
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