Festival des films de Turquie à Paris

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Festival des films de Turquie à Paris

Message  Jocelyne le Mar 31 Mar 2015 - 10:29

Pour info, demain mercredi 1er avril (non ce n'est pas un poisson) lancement du Festival des films de Turquie à Paris qui se déroulera du 11 au 19 avril.

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Plus d'infos ici : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

C'est un événement annuel auquel j'essaie de participer au maximum, la programmation est généralement d'excellente qualité et on y rencontre des gens intéressants.
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Re: Festival des films de Turquie à Paris

Message  Arun le Mar 31 Mar 2015 - 11:29

Quel regret de ne pouvoir y aller ! Merci Jocelyne !

Mais je me rattraperai en visionnant tout ce qui concerne ce festival ! A suivre donc ! Smile


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Re: Festival des films de Turquie à Paris

Message  Jocelyne le Jeu 9 Avr 2015 - 8:07

Présentation du lancement du festival des films de Turquie par nos amis de l'ACORT (Assemblée citoyenne des originaires de Turquie) :

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Et voici le programme : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]


Dernière édition par Jocelyne le Jeu 9 Avr 2015 - 8:23, édité 1 fois
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Re: Festival des films de Turquie à Paris

Message  Jocelyne le Jeu 9 Avr 2015 - 8:19

Ce soir au cinéma Le Louxor, Je conteste (titre original : Itirazim Var), un film réalisé par Onur Ünlü avec Serkan Keskin, Leyla Hazal Kaya, Büsra Pekin. Le réalisateur et l'actrice Serkan Keskin seront présents.

C'est une comédie policière.

Un meurtre a été commis pendant une prière. Selman Bulut, l’imam de la mosquée, mène son investigation…

Du très grand Onur Ünlü pour un film superbe porté par une remarquable interprétation avec un regard qui bouscule avec humour et intelligence tous les codes du conformisme.
Le film a remporté deux prix prestigieux : Antalya Orange d’Or 2014 / Meilleur Directeur/ Meilleur Film et au Festival du Film International d’Istanbul 2014 / Meilleur Directeur / Meilleur Acteur


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Re: Festival des films de Turquie à Paris

Message  Jocelyne le Jeu 9 Avr 2015 - 8:39

Un petit (enfin non un grand) historique à propos du cinéma mythique Le Louxor récemment rouvert au public. Ce texte a été entièrement copié sur Wikipedia...

"Le Louxor est une salle de cinéma située au n° 170, boulevard de Magenta dans le 10e arrondissement de Paris, construite par l'architecte Henri Zipcy et inaugurée le 6 octobre 1921.

Inscrit au titre des monuments historiques le 5 octobre 1981 (façades et toitures), il est transformé en boîte de nuit en 1983. Fermé en 1988 et laissé à l'abandon, il rouvre finalement le 17 avril 2013, entièrement rénové et doté désormais de trois salles.

Situé dans le 10e arrondissement de Paris, à l’angle du boulevard de la Chapelle et du boulevard de Magenta, le cinéma est édifié en 1921, à l’emplacement d’un immeuble haussmannien, par l’architecte Henri Zipcy pour le compte d'Henry Silberberg (comme en témoignent les plans d’origine). Inauguré le 6 octobre 19215, rare rescapé des cinémas d’avant-guerre, le Louxor est un remarquable exemple de l’architecture antique des années 1920. La façade néo-égyptienne — dont il tire son nom en référence à la ville de Louxor — et les toitures de ce bâtiment ont été inscrites à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques le 5 octobre 1981. Les mosaïques multicolores de la façade (bleu cobalt, noir et or), œuvre du décorateur Amédée Tiberti, ont été réalisées par la fabrique de céramiques Gentil & Bourdet, implantée à Billancourt et très réputée dans les années 1920-1930. Aux motifs floraux s’ajoutent scarabées, cobras et, au-dessus de la petite terrasse, un grand disque ailé. La salle avec ses deux balcons offre alors 1 195 places.

Le Louxor est rapidement intégré au réseau des cinémas Lutétia qui, pendant les années 1920, jouent un rôle de premier plan dans l’exploitation cinématographique avec les cinémas Aubert. Le réseau Lutétia dispose de treize salles à Paris en 1924, dont les très prestigieux Lutétia-Wagram (ouvert en 1913) et Royal-Wagram (ouvert en 1918). En 1929, la vingtaine d’établissements du groupe est reprise par la société Pathé qui l'adapte au cinéma sonore.


Le Louxor en 1930. À l’affiche : Monsieur le duc de Jean de Limur

Le Louxor, comme tant de salles de quartier, subit les conséquences du déclin de fréquentation qui s’amorce dès la fin des années 1950, obligeant le cinéma à se renouveler et les exploitants à moderniser leurs salles. Couleur, cinémascope, qualité du son, le Louxor suit le mouvement et s’adapte. S'il conserve au cours des années sa structure originelle et possède encore une vaste salle avec deux niveaux de balcon, il a subi plusieurs transformations, notamment en 1954 et 1964.

La programmation, elle aussi, doit s’adapter aux changements sociologiques et au goût du public qui le fréquente. Longtemps cinéma populaire qui passe aussi bien les succès français grand public que les films américains, le Louxor choisit de projeter à partir des années 1970 des films « exotiques » (indiens, égyptiens par exemple) en version originale, susceptibles d’attirer une population immigrée en nombre croissant dans le nord-est de Paris ainsi que du porno soft. En 1976, la projection du film Chronique des années de braise devient un événement culturel et social pour le quartier.

Le 29 novembre 1983 se tient la dernière séance du Louxor et Pathé vend le bâtiment à la société Tati qui souhaite y implanter un commerce et empêcher qu'un concurrent ne s’y installe. Faute de pouvoir modifier la façade, le projet échoue et Tati cède la gérance à des projets d’exploitation de boîtes de nuit au milieu des années 1980 : d'abord boîte de nuit antillaise baptisée La Dérobade, il devient en août 1987 la plus grande discothèque gay de la capitale sous le nom de Megatown. Elle ferme en 1988, peu avant la mort de son créateur David Girard en 1990, et le bâtiment est laissé à l'abandon. Le Louxor - Palais du cinéma connut alors une longue éclipse.

Style néo-égyptien

Pourquoi avoir choisi l’Égypte antique plutôt que Rome ou le règne de Louis XVI – alors fort en vogue dans les édifices de spectacle ? Il s'agissait de singulariser ce cinéma de ses concurrents, et le style égyptisant présentait une originalité forte. L'historien François Loyer, dans un article publié sur le site Action-Barbès, a avancé l'hypothèse de l'influence d'un film sur Cléopâtre, avec Theda Bara ; Cleopatra tourné en 1917 pour la compagnie Fox par J. Gordon Edwards. Or rien ne prouve cette assertion, d'autant que l'origine du décor égyptien est plutôt à chercher dans le domaine architctural (exposition universelle de 1900 et autres bâtiments égyptisants parisiens). L’investisseur Henri Silberberg a-t-il choisi lui-même le nom du Louxor et sa décoration néo-égyptienne, ou est-ce une initiative de l’architecte Zipcy et des décorateurs ?

Renouveau

À partir de 2001, des associations de quartier — parmi lesquelles Action Barbès — se mobilisent pour sauver ce patrimoine de la ruine. Leur revendication est double : que la ville de Paris rachète le Louxor et le rende à sa vocation culturelle. Après deux ans de mobilisation, la municipalité parisienne parvient à trouver un accord avec la société Tati et achète le bâtiment le 25 juillet 2003. En 2008, l’architecte Philippe Pumain est désigné pour mener une opération de réhabilitation dont les travaux commencent dans le courant 2010, pour une ouverture prévue au printemps 2013. La date de l'inauguration est finalement fixée au 17 avril 2013 5,10 et l'ouverture le 18 avril 2013 avec au programme les films The Grandmaster de Wong Kar-wai, No de Pablo Larraín, Free Angela de Shola Lynn et Le repenti de Merzak Allouache.

Avec la restauration de sa façade, la restitution partielle de la grande salle (réduite), portant le nom de salle Youssef Chahine, et de ses décors, la création de deux nouvelles salles en sous-sol, le Louxor est rendu à sa vocation initiale de salle de cinéma. Le plafond de la plus petite salle est voûté en anse de panier, en référence aux tombeaux égyptiens de la vallée des rois, et d'un ton sombre pour la décoration. La salle moyenne reprend le thème de la salle à colonnades et a un « plafond ciel », bleu égyptien, thème décoratif que l’on retrouve dans un certain nombre de tombeaux égyptiens.

Un espace d’exposition et un café-club complètent cet ensemble

Le projet a néanmoins été controversé par Action Barbès, contestant ainsi les choix de la Ville de Paris tant en matière de programmation culturelle que de défense du patrimoine, estimant en particulier que le projet d'un cinéma Art et Essai n'est pas adapté au quartier et que les réalisations prévues en sous-sol (création de salles et mise aux normes) sont destructrices d’une partie du patrimoine encore intact (décors, scène et fosse d'orchestre par exemple).

L'association Les Amis du Louxor, créée en février 2009 par des anciens membres d’Action Barbès favorables au projet, se propose quant à elle de garder le contact avec les acteurs (architecte, responsables de la ville et de la mission Cinéma, élus locaux) afin de recueillir et diffuser des informations sur l’avancement des travaux et de participer à une future concertation sur la programmation lorsque celle-ci sera lancée.

En juin 2010, une nouvelle association, Paris-Louxor, a vu le jour, avec pour but d'accompagner le projet, présent et à venir autour du cinéma Le Louxor, « de favoriser, développer et promouvoir des actions et des activités autour et avec le cinéma Le Louxor dans les champs d'interventions culturels, artistiques, patrimoniaux, éducatifs et sociaux » selon leur site Internet.

Le 11 décembre 2012, le conseil de Paris a examiné la proposition de délégation de service public pour l'exploitation de la salle puis l'a octroyé à la société CinéLouxor, constituée de la holding Haut et court, de la société Xanthie Films et d'Emmanuel Papillon, lequel va diriger le Louxor avec à ses côtés Carole Scotta et Martin Bidou.

La salle principale, refaite comme en 1921 dans un style néo-égyptien, a été baptisée du nom du réalisateur égyptien Youssef Chahine. La salle n° 2, baptisée Juliet Berto-Jean-Henri Roger le 19 décembre 2013, évoque avec son plafond étoilé les tombes de la Vallée des rois ; la salle n° 3 a une voûte en anse de panier dans les tons rouges ; un bar avec des luminaires Art déco a été également installé."

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Re: Festival des films de Turquie à Paris

Message  bergamote le Jeu 9 Avr 2015 - 9:03

merci Jocelyne. on voit que la culture turque n'a pas de secret pour toi et c'est formidable de nous la faire connaitre bises
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Re: Festival des films de Turquie à Paris

Message  Jocelyne le Jeu 9 Avr 2015 - 9:11

bergamote a écrit:merci Jocelyne. on voit que la  culture turque n'a  pas de secret  pour toi et c'est formidable de  nous la faire connaitre  bises

Je n'ai guère de mérite avec un mari kurde de Turquie ! Mais c'est vrai que ce pays recèle sur le plan culturel des richesses insoupçonnées de la plupart des Occidentaux. Le champ culturel y bouillonne d'inventivité et de créativité malgré une classe politique qui tente de tout plomber… sans y parvenir !
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Re: Festival des films de Turquie à Paris

Message  Arun le Jeu 9 Avr 2015 - 9:43

Ce fil m’intéresse particulièrement ! J'y reviendrai souvent, pour ne pas dire régulièrement. Étant très cinéphile, dans le bons sens du terme, et les metteurs en scène turques ne m'ont jamais déçus ! Smile

Un kurde de Turquie ? Pas simple non ? Je veux dire être kurde en Turquie ? Smile


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Re: Festival des films de Turquie à Paris

Message  Jocelyne le Jeu 9 Avr 2015 - 9:51

Arun a écrit:Ce fil m’intéresse particulièrement ! J'y reviendrai souvent, pour ne pas dire régulièrement. Étant très cinéphile, dans le bons sens du terme, et les metteurs en scène turques ne m'ont jamais déçus ! Smile

Un kurde de Turquie ? Pas simple non ? Je veux dire être kurde en Turquie ? Smile

Il est réfugié politique en France depuis presque trente ans...
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Re: Festival des films de Turquie à Paris

Message  Arun le Jeu 9 Avr 2015 - 16:09

Ok je comprends Jocelyne !


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Re: Festival des films de Turquie à Paris

Message  Jocelyne le Ven 10 Avr 2015 - 8:50

Pour la 12e fois, l’Assemblée citoyenne des originaires de Turquie (ACORT) organise (du 11 au 19 avril) son Festival du cinéma de Turquie à Paris. Une édition qui se recentre cette année dans le Xe arrondissement, quartier de prédilection des Turcs franciliens, avec le soutien de la mairie d’arrondissement et de la Mairie de Parie et en collaboration avec le cinéma Odyssée de Strasbourg.
Deux lieux de projection (Le Louxor et Le Cinéma Brady) pour 16 films (de fiction ou documentaires) et une mise en bouche musicale qui a eu lieu au Point Ephémère, quai de Valmy, le 1er avril.

Hier soir, jeudi 9 avril, c’était la soirée d’inauguration dans un lieu mythique, le Louxor, avec le film « Je conteste » (« İtirazım Var ») du réalisateur Onur Ünlü empêché de venir comme c’était prévu par un concours de circonstances presque aussi abracadabrantesque que certains plans de son film.

« Je conteste » est une comédie policière percutante qui met en scène un meurtre dans une mosquée et un imam qui se transforme en enquêteur. Une situation quelque peu inédite et un personnage principal, l’imam Selman Bulut, magistralement interprété par Serkan Keskin. Car l’imam atypique, qui fut boxeur, anthropologue et même militaire, n’est guère satisfait de la façon dont la police mène l’enquête. Il va donc s’en charger. L’occasion de transgresser son statut de religieux au fur et à mesure de l’enquête, qui le conduit d’impasse en impasse. Le plan où on voit l’imam boire un verre de raki (alcool fort prisé des Turcs) en murmurant « Bismillah » (« Au nom d’Allah ») est particulièrement savoureux. Et tout est à l’avenant jusqu’à la prière à la Vierge Marie qu’il lui adresse pour faire ressusciter une vielle Arménienne. Les situations sont folles et extrêmes, mais toujours drôles et surtout chacune d’elle est une charge en règle bousculant sans vergogne les codes de la religion, de l’État, de la Police, de l’Armée, des relations hommes/femmes, de l’éducation, du mariage… bref tout ce qui fait débat dans la société turque actuelle.

Par ailleurs, le réalisateur prend le parti de filmer en contre-plongée son détective amateur au fur et à mesure que ce dernier découvre la réalité et la noirceur du monde qui l’entoure, ce qui confère au personnage, déjà bien charpenté, une présence quasi divine. Un « deus ex machina » à la fois naïf et retors.

Onur Ünlü est diplômé en communication, l’image est pour lui un langage à part entière dont il maîtrise parfaitement les codes. Le résultat est époustouflant tant pour le sujet même du film que pour la façon dont il est traité. D’ailleurs la salle ne s’y est pas trompée qui alternait rires francs et respiration retenue au fil de la projection.


Si « Je conteste » est donné dans votre région, n’hésitez pas une seconde, ceux qui connaissent bien la Turquie s’y retrouveront  et ceux qui la connaissent moins bien y découvriront un pays qui mérite bien autre chose que d’être réduit aux cartes postales des plages d’Antalya ou de Bodrum…


Pour les Parisiens, deux autres séances sont prévues le mardi 14 avril à 19 heures et le dimanche 19 avril à 15 heures, attention ce sera au Cinéma Le Brady, 39 boulevard de Strasbourg, Paris Xe.

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Re: Festival des films de Turquie à Paris

Message  Arun le Ven 10 Avr 2015 - 9:06

Merci pour les photos et ces nouvelles Jocelyne ! Une fois de plus, je déplore d’habiter loin de Paris ! Smile

Parmi ces photos il en est une qui représente une terrasse avec des tables ? Est-ce la terrasse d'un des cinémas que tu décris ?


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Re: Festival des films de Turquie à Paris

Message  Jocelyne le Ven 10 Avr 2015 - 9:08

Oui Arun, c'est le bar qui est sur la terrasse du Louxor, sur la première photos, on voit au milieu en haut deux parasols violets, c'est là que nous sommes montés avant le film pour attendre des amis et boire quelque chose. La vue sur le Sacré-Coeur est prise de là. Toutes les autres photos ont aussi été prises au Louxor.
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Re: Festival des films de Turquie à Paris

Message  Jocelyne le Dim 12 Avr 2015 - 20:55

Suite du 12e Festival du cinéma de Turquie à Paris avec "Le Poisson"

Il neige. Un homme sort de la prison de Metris. La quarantaine et rien, vraiment rien, d’un quelconque malfrat. De flash back en flash back, sur le chemin qui le mène à son village, on découvre son histoire.

Pêcheur, il a du mal à nourrir sa famille. Le lac qui fournissait ses ressources aux villageois est bien malade, son niveau baisse d’année en année, au même rythme que les revenus des pêcheurs. L’homme, Kaya, doit faire face à des créanciers, en outre sa fille unique, Deniz, est muette. La Faculté se montre incapable d’en déceler les causes. Feliz, l’épouse de Kaya est persuadée que consommer la chair d’un poisson inconnu dans ce lac pourrait rendre la parole à l’enfant, c’est du moins ce que son grand-père lui a appris. Kaya, lui ne croit pas à cette médecine traditionnelle teintée de magie… Pour gagner plus d’argent, il choisit une solution d’une terrible violence. Celle qui le mènera à Metris.

Au-delà de la fable admirablement traitée sur le plan cinématographique, les plans larges sont de toute beauté, le réalisateur Dervis Zaim pose une question essentielle : comment protéger sa famille sans céder à la violence ? C’était déjà le thème qu’il avait développé dans "Ombres et Visages" (2010) à propos du conflit entre les Turcs et les Grecs à Chypre en 1963. Il y ajoute ici la question de l’environnement et du peu d'importance qu’on lui accorde en Turquie. Les risques sanitaires, la paupérisation, des pêcheurs comme des paysans, semblent des thèmes bien éloignés des préoccupations de l’Etat.

Une dernière remarque, les figures féminines irradient d’une force énorme. Plus encore que Kaya, c’est Feliz l’héroïne du film.

"Le Poisson" sera projeté au Cinéma Le Brady (39 boulevard de Strasbourg, Paris 10e) le mercredi 15 avril à 17 heures. Il serait dommage de le louper.

Le reste de la programmation : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
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Re: Festival des films de Turquie à Paris

Message  Arun le Lun 13 Avr 2015 - 19:10

Je note, merci Jocelyne ! je note car il se peut qu'Arte le propose ou bien s'il passe en cinéma d'art et d'essai à Thonon ... Un film comme je les aime j'imagine ! Smile


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Re: Festival des films de Turquie à Paris

Message  Jocelyne le Lun 13 Avr 2015 - 20:27

Arun a écrit:Je note, merci Jocelyne ! je note car il se peut qu'Arte le propose ou bien s'il passe en cinéma d'art et d'essai à Thonon ... Un film comme je les aime j'imagine ! Smile

Oui pour Arte, mais je ne connais pas le ciné art et essai de Thonon, alors peut-être. A propos de Thonon, il y a un profil Facebook que tu devrais apprécier, il s'agit de Mohamed Benabed, c'est un libraire qui possédait la librairie Lignes Noires à Avignon qu'il a malheureusement dû fermer. Il bosse maintenant comme libraire à Genève dans le nouveau magasin que Payot a ouvert récemment, mais vit avec sa famille à Thonon. Je l'avais rencontré à Avignon il y a quelques années : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
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Re: Festival des films de Turquie à Paris

Message  Jocelyne le Ven 17 Avr 2015 - 9:18

Soirée spéciale Plateforme du cinéma Arménie-Turquie

« Il y a cent ans, le 24 avril, plus de 200 intellectuels arméniens citoyens de l’Empire ottoman ont été arrêtés à Istanbul et déportés vers l’Anatolie. La très grande majorité d’entre eux sont morts en déportation ou ont été tués sur le chemin. Le 24 avril 1915 annonçait l’extermination des Arméniens ottomans comme peuple, comme culture, comme civilisation dans cette Anatolie qui fut et qui reste leur mère-patrie » (Tract du Collectif du Rêve commun).
Les spectateurs se pressaient hier soir, jeudi 16 avril, au cinémale Louxor à Paris pour la soirée spéciale Plateforme du cinéma Arménie-Turquie, représentée par Melek Ulagay, et en partenariat avec le Collectif Rêve commun. Le parrain de l’événement n’était autre que l’acteur et réalisateur SergeAvédikian. A ses côtés, les cinéastes Derya Durmaz et Nigol Bezjian dont on a pu voir respectivement le court métrage "Ziazan" et le film "J’ai laissé mes chaussures à Istanbul".

Comme l’a souligné un spectateur à l’issue du débat qui a suivi les projections, la charge émotionnelle que dégagent ces deux œuvres est palpable. Tant en ce qui concerne la comédienne Derya Durmaz partie tourner en Arménie son premier film. Une petite Arménienne de 6-7 ans, Zazian, ce qui signifie arc-en-ciel, se cache dans la valise de son oncle afin d’aller enTurquie chercher du chocolat en tube comme celui que son oncle lui a rapporté. Mais voilà, la frontière terrestre entre l’Arménie et la Turquie est fermée. Superbes images et belle fable onirique sur cette frontière qui est tout l’objet du court métrage. Derya Durmaz s’en explique clairement : « On ne peut pas effacer les frontières géographiques, mais ce que je veux effacer ce sont les frontières qui sont dans les esprits. » Gageons qu’elle y a réussi avec ce film auquel le seul reproche qui lui fut fait à l’occasion d’un festival en Allemagne est d’être trop court. La cinéaste évoquera également le blanc qui suivait lorsqu’elle déclarait à des amis qu’elle allait tourner en Arménie. « Tu n’as pas peur ? ». Selon elle, la haine va avec la peur. « Pour ôter cette peur, il faut qu’on dialogue Turcs et Arméniens ensemble. Et qu’en 2015 on puisse regarder notre histoire ensemble », ajoute-t-elle.

Nigol Bezjian, lui, parle de son étonnement face à l’enthousiasme qu’a suscité son film dans un festival en Arménie où les trois projections prévues de "J’ai laissé mes chaussures à Istanbul" ont fait très vite le plein à tel point qu’il a fallu prévoir des séances supplémentaires… On y suit le poète Sako Arian lorsqu’il décide de prendre la route pour Istanbul,ville que ces grands-parents ont été obligés de quitter. Il est plein d’angoisse mais la nostalgie est plus forte que ses craintes. Sako se promène dans les rues, les cimetières, les vieilles églises, les lieux anciennement habités par les Arméniens et dont la mémoire a traversé les générations. Il rend visite aux tombes des poètes disparus. Il rencontre des jeunes, des vieux, des Turcs ,des Arméniens, et partage leur repas ainsi que leur conversation. Sako rit avec eux. Il se souvient avec eux…
Il est évidemment beaucoup question d’Istanbul dans le film de Nigol Bezjian, maisMelek Ulagay tient à souligner que le génocide de 1915 a touché toutel’Anatolie, pas seulement Istanbul.

Serge Avédikian rappelle que si le mot « génocide » est toujours officiellement interdit en Turquie en ce qui concerne la question arménienne, ce tabou est aujourd’hui dépassé par les universitaires turcs et un grand pas a été franchi en Arménie comme en Turquie au cours de ces dix dernières années. L’assassinat de Hrant Dink n’y est pas étranger. Même si les nationalistes de tout bord campent et camperont toujours sur leurs positions. « Les États restent ce qu’ils sont, mais la prise de conscience générationnelle existe », ajoute-t-il. Et il conclut avec une pointe de cynisme « Vous verrez, tout se terminera par du tourisme et les gens de part et d’autre gagneront beaucoup d’argent. »
Enfin, Le Collectif du Rêve commun appelle tous les originaires de la Turquie, Turcs, Kurdes, Arméniens, Alévis, Assyro-chaldéens, Grecs, Juifs,… vivant en France à participer au rassemblement du samedi 25 avril à 15 heures, devant la statue de Komitas, place du Canada à Paris 8e. « Pour rappeler les conséquences sur toutes les minorités de la funeste décision de déportation du gouvernement ottoman, dénoncer le génocide des Arméniens qui en a résulté et exprimer notre rêve commun de fraternité et d’égale citoyenneté de tous les peuples d’Anatolie et de la Mésopotamie. »

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Re: Festival des films de Turquie à Paris

Message  bergamote le Ven 17 Avr 2015 - 10:53

merci Jocelyne tu sais vraiment intéresser avec tes compte rendus détaillés de ce qui est une véritable page d'histoire. merci à toi bisou
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Re: Festival des films de Turquie à Paris

Message  Arun le Ven 17 Avr 2015 - 11:11

Ah oui plus qu’intéressant, tes compte-rendus nous permettent de suivre une actualité et une page d'histoire brûlante, sensible ! Merci infiniment Jocelyne ! Smile


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Re: Festival des films de Turquie à Paris

Message  Jocelyne le Sam 18 Avr 2015 - 19:07

Les « Meyhanes » d’Istanbul (Istanbul Meyhaneleri)
Un film de Servet Dilber, scénario de Tan Morgül

Voilà un film qui vous fait regretter de n’être pas assez vieux pour avoir pu connaître ces Meyhanes (maison où l’on boit de l’alcool) d’Istanbul. Regretter aussi d’être une femme : jusque dans les années 1990, les femmes étaient rares dans ces lieux que le terme « taverne » traduit mal. Les choses ont bien changé si l’on en croit le scénariste du film Tan Morgül qui s’est prêté volontiers aux questions des spectateurs présents au cinéma Le Brady ce samedi 18 avril, avant-dernier jour du Festival des cinémas de Turquie à Paris organisé par l’Assemblée citoyenne des originaires de Turquie (ACORT).

Journaliste, mais également auteur d’ouvrages sur la culture culinaire stambouliote, pour son livre sur le poisson, Tan Morgül avait interrogé de nombreux « chefs » à Istanbul et le travail donnant soif, fréquenté assidûment des Meyhanes… Le scénario du documentaire s’est doucement mis en place, au rythme qu’on adopte dans ces endroits inconnus en France.

Pourquoi fréquente-t-on la Meyhane ?

D’abord pour boire. À l’origine, lorsque les Grecs tenaient ces établissements, c’était du vin, puis les lois sur le vin et l’arrachage des vignes ont favorisé la vente du rakı. On s’y rend donc pour boire du rakı, mais pas pour se saouler, loin de là - on mange des mézés pour en limiter les effets. On y va pour discuter, pour partager des idées, dire des poèmes, en inventer, chanter, écouter des musiciens, voire pour changer le monde… L’essentiel est dans la rencontre, l’échange. On rapproche les tables, et on parle, on parle, on parle, comme seuls les Méditerranéens savent le faire. Quitte à avoir tout oublié le lendemain et à devoir recommencer le soir suivant.

Dans le documentaire, tenanciers de Meyhanes, clients et cliente, s’expriment. Certains évoquent le temps d’avant. Car dans l’Istanbul moderne, faite de hauts buildings et de salariés pressés, la culture des Meyhanes a un peu de mal à survivre. Tan Morgül explique aux spectateurs que de nombreux établissements stambouliotes ont pris le nom de Meyhane mais pour s’en sortir financièrement, ils ont des salles pouvant accueillir 150, voire plus, clients. Pas grand chose à voir avec la Meyhane traditionnelle avec ses 5 ou 6 tables. Mais il faut bien gagner de l’argent, n’est-ce pas ? Il raconte aussi que dans les années 1940, on comptait une quarantaine de Meyhanes dans le quartier historique d’Istanbul, dans les années 1960, ce chiffre est tombé à une quinzaine pour n’être plus aujourd’hui que de 2 ou 3.

Les questions ont fusé, en voici quelques-unes…

Pour faire ce film, monsieur Morgül avez-vous été gêné par les nouvelles lois turques sur l’alcool ?
« Non, car le film a été tourné avant 2013, en revanche, le sponsor a dû enlevé son logo pour éviter les problèmes lors de la diffusion. Et le livre que j’ai écrit sur la culture du rakı et des poissons ne peut plus être distribué en Turquie. »

La culture des Meyhane est-elle spécifiquement stambouliote ?

« Non, on en trouve aussi à Izmir et généralement dans toutes les villesportuaires. »

Comme pour le documentaire qui est loin d'avoir fait le tour de la culture des Meyhanes, la place manque pour faire le tour des nombreux échanges entre la salle et le scénariste. Mais, tout comme moi, les spectateurs étaient ravis et du documentaireet de la prestation du scénariste.

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Re: Festival des films de Turquie à Paris

Message  bergamote le Sam 18 Avr 2015 - 19:52

ce soir j'ai enregistré mais je vous l'ai déjà dit la 13
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Re: Festival des films de Turquie à Paris

Message  Sapho le Dim 19 Avr 2015 - 15:28


Je viens de lire ces deux pages avec beaucoup d'intérêt d'autant plus que la culture turque m'intéresse beaucoup ! J'avais bien préparé notre voyage et j'ai lu beaucoup de documents concernant l'histoire, les richesses du pays, sa culture.......

Au cinéma des galeries du roi à Bruxelles j'ai assisté aux films :

- Yol de Yilmaz Güney et Serif Gören

- Halam Geldi d'Erham Kozan......tous deux exceptionnels !
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Re: Festival des films de Turquie à Paris

Message  Jocelyne le Dim 19 Avr 2015 - 16:13

Sapho a écrit:
Je viens de lire ces deux pages avec beaucoup d'intérêt d'autant plus que la culture turque m'intéresse beaucoup ! J'avais bien préparé notre voyage et j'ai lu beaucoup de documents concernant l'histoire, les richesses du pays, sa culture.......

Au cinéma des galeries du roi à Bruxelles j'ai assisté aux films :

- Yol de Yilmaz Güney et Serif Gören

- Halam Geldi d'Erham Kozan......tous deux exceptionnels !

Deux très beaux films, Sapho. Sais-tu que Yilmaz Güney est enterré au cimetière du Père Lachaise à Paris ? J'aime beaucoup aussi les films de Fatih Akın.
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Re: Festival des films de Turquie à Paris

Message  Arun le Dim 19 Avr 2015 - 16:47

Sapho a écrit: Yol de Yilmaz Güney et Serif Gören

Oh "Yol" est pour moi un film culte depuis que je l'ai découvert il y déjà quelques années Sapho et Jocelyne  !

Ainsi que "Le troupeau" toujours de Ylmaz Güney ! Comment n'y ai-je pas pensé de suite ?

Deux films que je n'ai jamais oublié. J'ai conservé "Yol" que j'avais copié, mais je n'ai plus "le troupeau".  Deux films poignants et magnifiquement interprétés !

"Yol, la permission (en turc, Yol signifie « route », « chemin ») est un film turc et kurde réalisé en turc et en kurde par le Kurde Yılmaz Güney sorti en 1982 et ayant remporté la palme d'or la même année."

"Ayant purgé un tiers de leur peine, cinq prisonniers kurdes de droit commun bénéficient d'une permission. Chacun s'en va rendre visite à ses proches dont la vie a été bouleversée par leur arrestation."

Le Troupeau
Drame réalisé en 1978 par Zeki Okten , Yilmaz Guney  
Avec Tarik Akan , Melike Demirag , Tuncel Kurtiz ...  

"Affrontement sanglant entre deux familles de nomades malgré les efforts de chacun pour calmer cette haine ancestrale. "

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Baluchon (Çıkın)

Message  Jocelyne le Lun 20 Avr 2015 - 7:14

Baluchon (Çıkın)
Documentaire de l’Atelier cinéma de l’ACORT

L’émotion était au rendez-vous ce soir avec cette dernière projection  du 12e Festival du cinéma de Turquie à Paris organisé par l’ACORT.

La toute jeune équipe de l’Atelier cinéma de l’association a voulu donné la parole à ceux qui ont quitté la Turquie à la suite du coup d’État militaire de 1980. Après une réflexion de quatorze semaines en 2014, ils se sont mis d’accord pour interviewer trois réfugiés, un homme et deux femmes qui, ne pouvant exercer leur profession en France, se sont vu contraint de trouver un nouveau moyen d’existence. Des petits boulots d’abord, puis au fil du temps et de l’acquisition de la langue française, l’ouverture d’un restaurant pour chacun d’eux. Pas un kebab (les Turcs de Turquie ont tendance à penser que tous les émigrés turcs se reconvertissent dans les kebabs en Europe…), non de vrais restaurants où petit à petit s’est constituée une clientèle d’habitués. Derrière cette « réussite économique », et avant que l’entreprise tourne, il y eut bien des désillusions. Le départ clandestin de Turquie d’abord, avec les difficultés, la peur de la police, des militaires, des passeurs prêts à tout pour éviter que le groupe soit repéré, y compris de tenter d’étouffer un bébé qui pleure… Les premiers contacts avec la France, pas forcément très chaleureux. Le déclassement social pour ceux et celles qui avaient fait des études supérieures ou avaient une profession valorisante en Turquie. Et puis, un peu par hasard, cette reconversion dans la restauration.

Des tranches de vie et des réflexions sur le rôle des femmes et le féminisme (tant en France qu’en Turquie) que la jeune équipe de l’Atelier cinéma de l’ACORT, pour quelques-uns d’entre eux fraîchement réfugiés en France, a su faire jaillir avec beaucoup de pudeur. Des images certes parfois un peu chaotiques, mais qui prenaient de plus en plus d’assurance au fur et à mesure du tournage et de la maîtrise de la caméra. Leur objectif ? Engranger la mémoire de ces gens qui, pour des raisons politiques ou économiques, ont dû quitter leur pays pour arriver dans un monde où ils ont dû tout reconstruire. Non sans difficultés.

Il y a encore de nombreux témoignages à sauvegarder, nous souhaitons à cette jeune équipe de garder son enthousiasme et nous espérons voir les fruits de leur travail à l’issue du prochain Festival.

Alors, on se dit à l’année prochaine ?

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