Tigran Hamasyan

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Tigran Hamasyan

Message  Arun le Lun 7 Sep 2015 - 9:38





Tigran Hamasyan commence à s'intéresser au piano dès l'âge de deux ans. À trois ans, il chante les chansons de Led Zeppelin, Deep Purple, les Beatles, Louis Armstrong ou encore Queen en s'accompagnant au piano[réf. nécessaire]. À sept ans il découvre le monde du jazz, et passe ses journées à écouter différentes mélodies et à improviser au piano1. Il poursuit alors son éducation musicale classique à l'école.

En 1997, quand sa famille déménage à Erevan, il étudie Duke Ellington, Thelonious Monk, Charlie Parker, Art Tatum, Miles Davis, Bud Powell. À cette même période, il met au point ses premières compositions. L'année suivante, sa participation au premier festival de jazz d'Erevan lui permet de se faire remarquer et de se faire inviter pour de prochains concerts et sessions. Lors du second festival de jazz d'Erevan en 2000, alors âgé de 13 ans, il attire l'attention de Chick Corea, Avishai Cohen, Jeff Ballard ou encore Ari Roland. Il rencontre le pianiste Stéphane Kochoyan qui va l'aider à se faire connaître en Europe. En 2001, ce dernier l'invite à plusieurs festivals en France. Le jeune musicien fait alors la connaissance de légendes comme Wayne Shorter, Herbie Hancock, John McLaughlin ou Joe Zawinul et de musiciens comme Danilo Perez et John Patitucci. En 2003 et 2004, il participe au Festival de Jazz de Serres, dans les Hautes-Alpes, où il revient en 2009 pour un duo avec Fanny Azzuro dans le cadre de Jazz & Classique.

Grâce à son premier prix de piano-jazz emporté en 2006 au Thelonious Monk Institute of Jazz, il entre à l'Université de Californie du Sud à Los Angeles où il commence à étudier en profondeur et en parallèle le jazz contemporain et la musique arménienne. La même année il publie son deuxième album, New Era, accompagné de François Moutin et Louis Moutin, avec l'apparition de Vardan Grigoryan au duduk. Il s'installe à New York en 2008.

En 2009, il enregistre Red Hail, un album au carrefour du jazz, du metal et du folklore arménien, avec son nouveau quintet de jeunes musiciens Aratta Rebirth : Areni Agbabian , Ben Wendel , Charles Altura , Sam Minaie et Nate Wood . Ils se produisent dans plusieurs grands festivals internationaux, de Montréal à Nice en passant par Vienne ou Rotterdam (North Sea Jazz Festival).

En juin 2010, Tigran Hamasyan signe avec le label Verve. Il enregistre en septembre 2010 à Paris l'album solo À fable, pour lequel il est lauréat des Victoires du jazz 2011 dans la catégorie album international de production française.

Il se produit en 2011 dans de grands festivals comme Jazz in Marciac, Montreux, Montréal pour la 3e année consécutive, ainsi qu'au Tokyo Jazz Festival, en Arménie, au Royaume-Uni (Queen Elizabeth Hall) ou encore en Allemagne.

Il enregistre en juillet 2011 son premier EP avec le batteur Jeff Ballard.

Article Télérama

"Il faut saluer encore une fois l'originalité de Tigran Hamasyan, prodigue pianiste de jazz capable d'enchaîner, disque après disque, gammes arméniennes nappées d'électro (Shadow Theater), martèlements jubilatoires empruntés au rock metal (Mockroot) et, aujourd'hui, chants d'église. Ni cordes, ni batterie pour cette retraversée de la musique sacrée arménienne, mais l'excellent choeur de chambre de l'Etat d'Erevan, qui ressuscite avec lui les hymnes fondateurs de saint Mesrop (362-440), les lamentations de Grigor Narekatsi ou encore les monodies de l'emblématique Komitas, prêtre du xixe siècle.

Ces chants entièrement réarrangés semblent résonner dans une nef de cathédrale, comme noyés dans une réverb un peu mouillée. Ils composent ainsi une étrange nébuleuse liturgique, que viennent percer des voix d'anges, hautes et mélodieuses. Le piano de Tigran Hamasyan est étonnamment réservé, mais d'une fulgurante précision : ses métriques érudites font tout le sel du dialogue, au point que, souvent, on ne saurait du chœur ou de l'instrument lequel accompagne l'autre. Tendu de drame et de gravité, son rapport au sacré, mais aussi à son pays natal, laisse les cœurs transis de mélancolie. — Anne Berthod"



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Arun
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