Gabriel Garcia Marquez ( Colombie ) Prix Nobel de Littérature 1982

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Gabriel Garcia Marquez ( Colombie ) Prix Nobel de Littérature 1982

Message  Sapho le Lun 25 Jan 2016 - 15:51


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BIOGRAPHIE

Gabriel García Márquez, né le 6 mars 1927 à Aracataca (Colombie) et mort le 17 avril 2014 (à 87 ans) à Mexico, est un écrivain colombien.
Romancier, nouvelliste, mais également journaliste et militant politique, il reçoit en 1982 le prix Nobel de littérature. Affectueusement surnommé « Gabo » en Amérique du Sud, il est l'un des auteurs les plus significatifs et populaires du xxe siècle. Son œuvre se démarque par un imaginaire fertile et constitue une chronique à la fois réaliste, épique et allégorique de l'Amérique latine dans laquelle se recoupent son histoire familiale, ses obsessions et ses souvenirs d'enfance. La presse le compare à François Rabelais pour sa prose truculente ainsi qu'à Miguel de Cervantes et Victor Hugo pour sa dimension monumentale
Étudiant, García Márquez poursuit en autodidacte ses études, après avoir quitté l'université de droit et avant de se lancer dans le journalisme. Très tôt, il ne montre aucune retenue dans sa critique sur la politique intérieure comme extérieure de la Colombie et sur la situation en Amérique du Sud. Par ailleurs, il ne fait pas mystère de ses sympathies pour la gauche radicale et les mouvements révolutionnaires auxquels il apporte parfois une aide financière. En 1958, il épouse Mercedes Barcha avec qui il a deux fils : Gonzalo et Rodrigo García, devenu réalisateur. Il voyage à travers l'Europe et s'établit ensuite à Mexico où il lance une édition mexicaine de son hebdomadaire colombien Cambio.
En tant qu'écrivain, García Márquez commence sa carrière en publiant nombre d'œuvres littéraires, bien reçues par la critique, comme des nouvelles et des ouvrages non-fictionnels. Cependant ce sont les romans Cent ans de solitude (1967), Chronique d'une mort annoncée (1981) et L'Amour aux temps du choléra (1985) qui lui apportent la reconnaissance du public, des médias et de ses pairs. À la suite de la parution de Cent ans de solitude, considéré comme son chef-d'œuvre, l'auteur connaît un succès commercial planétaire. Son nom est fréquemment associé au « réalisme magique », courant artistique qui insère des éléments magiques et des motifs surnaturels dans des situations se rattachant à un cadre historique, culturel et géographique avéré. La plupart de ses livres fondent une quête du temps perdu et abordent différents thèmes tels que la solitude, le pouvoir, l'amour, le désir, la décadence, la violence et la mort. Le regard de l'auteur sur la civilisation et la nature humaine se veut tour à tour ironique, désabusé, méditatif et fataliste. L'action de plusieurs de ses œuvres se déroule dans le village fictif de « Macondo ».


LIVRE LU :L'INCROYABLE ET TRITE HISTOIRE DE LA CANDIDE ERENDIRA ET DE SA GRAND-MERE DIABOLIQUE


Résumé :

La côte caraïbe, humide et putrescente, est le lieu clos des sept nouvelles de ce recueil du grand romancier colombien Gabriel Garcia Marquez, prix Nobel de littérature en 1982.
Réservoir de fantasmes et de craintes, espace de mémoires et de fables, un bourg misérable coincé entres la mer, marécageuse, dévoreuse de dunes, grouillante de crabes omniprésents, et l'infranchissable Cordillière, voit s'agiter d'ineffables pantins et de mythiques créatures : le miracle s'inscrit au bas de chaque page et l'humour sauve ce monde abandonné des dieux où l'impitoyable grand-mère prostitue la jeune Erendira pour satisfaire son intense appétit de lucre.
Même la mort ne saurait endiguer le flot des légendes : la parole parcourt, souveraine, fascinante, l'éternité du récit.


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RESSENTIS

Je suis entrée dans des histoires dotées du réalisme magique de Gabo, ce don qu’il a de faire paraître quotidien des éléments fantastiques, oniriques, magiques! Il faut se débarrasser d’un certain rationalisme je crois pour y entrer de plein pieds. Au fur et à mesure que ma lecture avançait ma résistance s’est évanouie. J’ai donc rencontré un homme âgé à grandes ailes, des billets de banques voletant dans les airs, des morts parcourant les mers du monde entier, des oranges renfermant des diamants, une jeune fille non pas somnambule mais vivant en dormant et bien d’autres choses. Parfois l’histoire est restée énigmatique, d’autres fois leur sens sur la condition humaine m’a paru plus limpide. Toutes en tout cas m’ont emportée très loin, avec les phrases poétiques de García Marquez, dans un pays où la misère humaine symbolisée par le désert et l’absence de fleurs ne se dilue qu’en présence de la mer, porteuse d’espoir.


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Re: Gabriel Garcia Marquez ( Colombie ) Prix Nobel de Littérature 1982

Message  Sapho le Lun 25 Jan 2016 - 15:56

J'ai lu également il y a quelques mois deux de ses romans : Cent ans de solitude et La chronique d'une mort annoncée

Deux chefs d'oeuvres à lire absolument !

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Re: Gabriel Garcia Marquez ( Colombie ) Prix Nobel de Littérature 1982

Message  Arun le Lun 25 Jan 2016 - 18:11

Ah ! Gabriel Garcia Marquez ! j'ai lu et relu "Cent ans de solitude", j'ai lu également "Chronique d'une mort annoncée" et visionné le film adapté ... un grand, très grand à mes yeux ! oui ce côté fantastique, onirique, merveilleux, inquiétant agrémenté de poésie et d'humour. Tous ces mélanges m'ont enchantés Sapho ! Very Happy

Je ne peux, comme toi que le recommander, à lire ou relire study



"Le mouton n'a pas mangé la rose et le Petit Prince n'est pas mort"

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Re: Gabriel Garcia Marquez ( Colombie ) Prix Nobel de Littérature 1982

Message  Sapho le Mar 18 Oct 2016 - 18:50


LIVRE LU : DE L'AMOUR ET AUTRES DEMONS


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RESUME


En 1942, au cours de travaux dans un couvent d'Amérique latine, sont mis au jour les restes d'une adolescente, Sierva Maria de Todos Los Angeles. Sa splendide chevelure mesure vingt-deux mètres de long... Le romancier du Général dans son labyrinthe aurait-il tiré cette étrange découverte de sa flamboyante imagination ? Réelle ou fictive, en tout cas, elle est le point de départ d'une singulière histoire d'amour, dans le cadre joyeux, coloré, décadent de Carthagène des Indes, au milieu du XVIIIe siècle. Fille unique du marquis de Casalduero, Sierva Maria a douze ans lorsqu'elle est mordue par un chien couleur de cendre, portant une lune blanche au front. Soupçonnée de rage ou de possession diabolique, enfermée au couvent par l'Inquisition, elle vivra avec son exorciste, Don Cayetano Delaura, une passion folle, destructrice, forcément maudite...
Dans ce nouveau chef-d'œuvre à la croisée de l'histoire et de la légende, du mysticisme et de l'érotisme, Gabriel Garcia Marquez recule les frontières du « réalisme magique » dont il est l'inventeur. Poésie et maîtrise du ton transforment ici la scène du magicien aventureux en un merveilleux retable baroque. C'est sans doute cela que l'on appelle le miracle de la littérature.




RESSENTIS


Du point de vue de l’écriture, je pensais que ce serait un livre très vite lu et en fait, il m’a fallu pas mal de temps. Les choses ne sont pas toujours dites clairement et il y a une partie de l’histoire qu’il faut déduire entre les lignes. J’ai parfois eu du mal à comprendre la chronologie de l’ensemble et notamment la vie du marquis. Mais une fois cette étape passée, on se régale. L’écriture est exceptionnelle. Certaines scènes qui devraient être pénibles sont décrites avec des mots qui font tourner la douleur des personnages en ridicule ou comique.
L’auteur utilise très bien certains mots peu usités et chaque mot semble avoir été scrupuleusement choisi.
Du point de vue idéologie, l’auteur retranscrit très bien cette peur des religieux face à ce qu’ils ne connaissent pas et qui sort du comportement « normal ». Une victime d’une maladie peu connue et inguérissable à l’époque, devient un être possédé par le diable qu’il faut exorciser. Un médecin devient dans beaucoup de cas un hérétique qu’il faut brûler. Ici, la rage est considérée comme une facette du malin, et si l’on n’arrive pas à sauver le corps, du moins pensent-ils avoir sauvé l’âme. On retrouve d’ailleurs toujours ce genre de stupidités encore de nos jours dans quasiment toutes les croyances. Croire est censé faire du bien aux gens pas les traumatiser, leur faire penser qu’ils sont mauvais, possédés et encore moins leur faire penser qu’ils doivent mourir.
« De l'amour et autres démons » est un roman à l'écriture magnifiquement poétique. L'auteur a fait de cette légende un livre passionnant, aux couleurs vives. A la fois historique et mythique, ce récit est troublant, magique, mêlant réalisme et surréalisme. À une époque où l'Inquisition fait toujours force de loi, cette très belle histoire de passion interdite nous ensorcelle. Un très très beau livre !


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Re: Gabriel Garcia Marquez ( Colombie ) Prix Nobel de Littérature 1982

Message  Sapho le Sam 27 Mai 2017 - 15:22


LIVRE LU : DES YEUX DE CHIEN BLEU


RESUME


Dans ces onze nouvelles écrites en 1947 et 1955, la maîtrise du jeune Garcia Marquez est déjà frappante : riche en images mais sans jamais tomber dans le piège du « réalisme magique » alors si à la mode en Amérique du Sud, il fait sans cesse passer le lecteur de l' « autre côté », celui de la mort : mais sans tristesse, sans dépit. Dans le combat des personnages où mort et vie sont les deux faces de la marche à travers le temps, ce qui triomphe, c'est toujours, souverain, le style de Gabriel Garcia Marquez. Ample, généreux, onirique. Son esprit créateur nous porte littéralement aux « rivages prodigues des songes » et ces nouvelles aux portes du fantastique.


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Dans le recueil de nouvelles de Gabriel Garcia Marquez,on y trouve les caractéristiques d’ un impossible assumé, sans que, comme dans le fantastique de nos livres européens, on y produise une rhétorique qui provoquerait l’hésitation, la sidération ou l’épouvante. Les choses sont ainsi, elles n’ont pas à être questionnées. La réalité semble être perçue de façon double mais non contradictoire. D’une part, notre conception de la réalité du quotidien, et cela demeure dans ces textes. Dans “La troisième résignation” ( la nouvelle que j'ai préférée), le mort est enterré, on lui apporte des fleurs, etc. Mais, dans sa tombe, il continue de grandir, de vieillir, il accomplit sa vie de mort. On n’en saura pas plus, mais cela n’engendre ni peur, ni sidération. Une sorte de rencontre avec une “surréalité” ?
Dans le combat des personnages où mort et vie sont les deux faces de la marche à travers le temps, ce qui triomphe, c'est toujours le style souverain de Marquez. Ample, généreux,onirique. Son esprit créateur nous porte littéralement aux rivages des songes et ses nouvelles aux portes du fantastique.


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