Festival de Cannes 2016

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Festival de Cannes 2016

Message  Sapho le Ven 15 Avr 2016 - 14:49



Compétition officielle du Festival de Cannes2016

Toni Erdmann de Maren Ade

Julieta de Pedro Almodovar

American Honey d'Andrea Arnold

La fille inconnue de Jean-Luc et Pierre Dardenne

Personal Shopper d'Olivier Assayas

Juste la fin du monde de Xavier Dolan

Ma Loute de Bruno Dumont

Paterson de Jim Jarmusch

Mal de Pierres de Nicole Garcia

I, Daniel Blake de Ken Loach

Loving de Jeff Nichols

Baccalauréat de Cristian Mungiu

Elle de Paul Verhoeven

The Neon Demon de Nicolas Winding Refn

Rester Vertical d'Alain Guiraudie

The Last Face de Sean Penn

Agassi de Park Chan-Wook

Sieranevada de Cristi Puiu

Aquarius de Kleber Mendonça Filho


Je pencherais pour le film de XAVIER DOLAN dont on dit le plus grand bien !


DU 11 AU 22 MAI 2016
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Re: Festival de Cannes 2016

Message  Arun le Ven 15 Avr 2016 - 15:50

Dolan, Ken Loach, Jarmush, les frères Dardenne, Almodovar, je sens que l'on va se régaler ... en tout cas merci pour cette liste ! chaque année je ne loupe pas les annonces, une exception pour cette année ! heureusement que tu es là pour me rappeler cela Sapho !

Les titres et surtout les scénaristes ont l'air très prometteurs.

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Re: Festival de Cannes 2016

Message  Arun le Mar 17 Mai 2016 - 18:15

Dernières nouvelles :

Cannes 2016 - Manif sur le tapis rouge : “Stop au coup d'Etat au Brésil”

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équipe du film Aquarius, en montant les marches du Palais des festivals de Cannes, cet après-midi, était décidée à montrer au monde que la destitution de Dilma Rousseff était pour eux un acte politique très grave. Lors de la projection officielle du film, présenté en compétition, (lire notre critique) le réalisateur brésilien Kleber Mendonça Filho et ses acteurs, ont brandi des panneaux pour dénoncer le « coup d'Etat qui a eu lieu au Brésil ». A l'intérieur de la salle, le reste de l'équipe avait aussi déployé une banderole « Stop coup in Brasil » et des petites pancartes sur lesquelles on pouvait lire : « Le Brésil n'est plus une démocratie » ou « On va résister ».

Le public présent au Grand théâtre Lumière a réagi en applaudissant chaleureusement l'initiative et même en réservant à l'équipe une standing ovation.

La présidente du Brésil Dilma Rousseff, a été destituée par un vote des sénateurs dans la nuit du mercredi 11 au jeudi 12 mai 2016, ce qui a mis fin à treize années de pouvoir par le Parti des travailleurs. En attente d'un procès pour « crime de responsabilité » (pour avoir maquillé les comptes publics afin de dissimuler l'ampleur des déficits en 2014, année de sa réélection disputée, et en 2015), elle a été remplacée par son vice-président et rival, Michel Temer.

Dans un tweet, Dilma Rousseff a remercié l'équipe d'Aquarius de cette démonstration de soutien

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Kôji Fukada joue la douce mélodie de la violence dans “Harmonium

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Présenté à un Certain regard, le mélodrame familial du cinéaste japonais offre des épisodes romanesques où hasard et destin s'entremêlent et où douceur et violence se confondent.

Kôji Fukada, on l'avait découvert en 2013 avec le rohmérien Au revoir l'été. Changement de registre : Harmonium appartient plus au mélodrame familial, ouaté, un peu étrange même et surtout dans la banalité. Un jour, un type droit comme un I, col de chemise fermé jusqu'en haut, fait son apparition à la porte de l'atelier de ferronnerie que tient Oshio. Ces amis de longue date ne s'étaient pas vus depuis pas mal d'années, et pour cause, le visiteur ayant été en prison. Pour dépanner ce dernier, Oshio, qui vit avec son épouse et sa petite fille dans la maison jouxtant l'atelier, lui propose de travailler avec lui, le gîte et le couvert. La femme s'offusque de cette décision, mais au fil des jours apprécie de plus en plus la présence de cet étranger secret. L'adultère se profile, mais le récit, truffé d'ellipses mystérieuses, ne s'y arrête pas et le dépasse, grâce à un scénario du cinéaste lui-même, aussi tarabiscoté que passionnant, réservant maintes surprises, avec des sauts dans le temps. On retrouve dix ans plus tard, la famille, à la même place, mais dans une autre configuration, avec des personnages métamorphosés par ce qui leur est arrivé.

Zones d'ombres

Le film multiplie les événements, les retournements de situation, en laissant énormément de zones d'ombre, élucidées en partie à la fin. De quelle nature est l'amitié entre les vieux amis ? Quelles sont les circonstances exactes qui ont transformé l'enfant en handicapée aphasique ? Le film sonde le hasard et le destin, confronte infamie et générosité, sur fond de culpabilité, d'(auto)punition. Il n'est pas sans défauts (un brin de pathos l'encombre par moments), mais on le regarde jusqu'au bout, fasciné par cet enchaînement fatal d'épisodes hautement romanesques et d'une violence très sourde, alors même qu'on ne quitte jamais (sauf à la fin, tragique) le quotidien du foyer, et le cadre d'une vie de famille très anodine, a priori sans histoires.

d'après Télérama critique publiée le 17/05/2016 par Jacques Morice





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Re: Festival de Cannes 2016

Message  Sapho le Mar 17 Mai 2016 - 19:15

Un film, certes à voir lorsqu'il passera dans l'une de nos salles obscures !

Chez moi, ce sera sans doute à Bruxelles dans une salle qui ne passe que des films pour public" initié"!!!

Merci Arun pour le partage merci messages panca
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Re: Festival de Cannes 2016

Message  Sapho le Lun 23 Mai 2016 - 15:15

 Festival de Cannes : la Palme d’or pour Ken Loach

 Au terme de dix jours de projection de films en tous genres et de montées des marches sur fond de flashs et de paillettes, le jury, présidé par l’Australien George Miller, le réalisateur de la saga Mad Max, a fait son choix, récompensant le réalisateur britannique Ken Loach avec la Palme d’or pour son film Moi, Daniel Blake.
Moi, Daniel Blake n’est pas une satire d’un système absurde. Ken Loach n’est pas un humoriste, c’est un homme en colère, et le parcours de l’ouvrier privé de travail et de ressources est filmé avec une rage d’autant plus impatiente qu’elle est impuissante.
Il a profité de son temps de parole, lors de la cérémonie de clôture, pour attaquer « les pratiques néo-libérales qui ont entraîné dans la misère des millions de personnes, de la Grèce au Portugal, avec une petite minorité qui s’enrichit de manière honteuse ».


Le Grand Prix à Juste la fin du monde, du Canadien Xavier Dolan

Le réalisateur canadien, extrêmement ému, a notamment déclaré : « Tout ce qu’on fait dans la vie, on le fait pour être aimé, pour être accepté. Je tournerai toute ma vie des films, aimé ou non. » Il a terminé en citant Anatole France : « Je préfère la folie des passions à la sagesse de l’indifférence ».



Le prix de la mise en scène ex aequo au Français Olivier Assayas (pour Personal Shopper) et au Roumain Cristian Mungiu (pour Baccalauréat)



Le prix de la mise en scène ex aequo au Français Olivier Assayas (pour Personal Shopper) et au Roumain Cristian Mungiu (pour Baccalauréat)
Cristian Mungiu avait déjà reçu la Palme d’or en 2007 pour 4 mois, 3 semaines, 2 jours. Dans Baccalauréat, il sonde avec acuité les compromissions et la corruption dans la société roumaine. Pour Olivier Assayas, ce prix « est le plus beau prix, que je partage avec un cinéaste que j’admire. La mise en scène, c’est quelque chose qui s’invente collectivement, mais j’ai l’impression d’avoir construit un collectif, et ce prix lui appartient collectivement. »

[size=18]
Le prix du scénario à l’Iranien Asghar Farhadi pour Le Client (Forushande)



« Mes films ne sont pas connus pour être joyeux », a dit le réalisateur en recevant son prix, espérant que son film « apporte de la joie » au peuple iranien. Il raconte l’histoire d’un couple de comédiens en train de répéter une pièce de théâtre, qui se trouve contraint de quitter son appartement à Téhéran en raison de travaux menaçant leur immeuble.



Le prix d’interprétation féminine à Jaclyn Jose, pour son rôle dans Ma’Rosa, du Philippin Brillante Mendoza

La star philippine a remercié « Brillante Mendoza, un réalisateur formidable, un vrai génie ». Dans Ma’Rosa, elle incarne Rosa Reyes, dite Ma’Rosa (Maman Rosa). Pour le rôle, elle est allée s’immerger incognito, de nuit, dans les quartiers que le film décrit, pour faire connaissance avec des personnes du même milieu.


[size=18]Le prix d’interprétation masculine à Shahab Hosseini, pour son rôle dans Le Client (Forushande)


L’acteur iranien joue Emad, professeur et comédien, au sein d’un couple qui se trouve confronté à des événements et des choix bouleversants, alors qu’ils jouent Mort d’un commis voyageur, d’Arthur Miller. « Je sais que mon père, là où il est, au paradis, est en train de partager cette soirée avec moi. Paix à son âme, et que son âme soit joyeuse, a-t-il dit en recevant son prix. Ce prix, je le dois à mon peuple, donc de tout mon cœur avec tout mon amour, c’est à lui que je le rends. »


Le prix du jury à American Honey, de la Britannique Andrea Arnold


Elle a été saluée pour son premier film tourné aux Etats-Unis. Un prix qu’elle avait déjà reçu à Cannes pour Red Road (2006) et Fish Tank (2009). Habituée de la compétition, Andrea Arnold s’est offert, comme se doit aujourd’hui de le faire tout cinéaste sélectionné à Cannes qui se respecte, son « film américain ».


La Caméra d’or à Divines, premier long-métrage de la Franco-Marocaine Houda Benyamina


« Cannes, c’est aussi notre place à nous. Cannes est à nous, à nous les femmes ! » La réalisatrice a un peu réveillé une salle endormie en début de cérémonie, avec un discours d’anthologie. Dans le film, l’actrice principale (et petite sœur de la réalisatrice), Oulaya Amamra, 20 ans, incarne Dounia, une jeune fille qui vit dans un camp de Roms en marge d’une cité de la banlieue parisienne et a décidé que, dans sa vie, tout serait possible.
La Palme d’or du court-métrage à Timecode, de l’Espagnol Juanjo Gimenez, ainsi qu’une mention spéciale du jury pour le Brésilien Joao Paulo Miranda Maria, pour La Jeune Fille qui dansait avec le diable.
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Re: Festival de Cannes 2016

Message  Arun le Lun 23 Mai 2016 - 16:34

Merci Sapho ! je pensais lancer ce fil ce jour mais j'ai peint jusqu'à présent, donc tu m'as devancé et c'est bien !

J'approuve la palme d'or pour Ken Loach, que j'ai toujours admiré, et qui mérite bien cette récompense. Mais une autre étoile montante du cinéma est à signaler avec le canadien Xavier Dolan, autre récompense bien méritée...

Dans l'ensemble je trouve le palmarès de cette année fort bon. J'espère pouvoir me régaler de tous ces films !


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