Jean-François Parot

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Jean-François Parot

Message  Jocelyne le Jeu 2 Avr 2015 - 17:08

Le Cadavre anglais

10-18, coll. Grands détectives


À plus d’un titre, les aventures de Nicolas Le Floch, commissaire au Châtelet et marquis de Ranreuil en Bretagne, se révèlent un pur délice. La langue d’abord – empruntée aux élégantes joutes oratoires de la noblesse éclairée du XVIIIe siècle ou à la trivialité du parler populaire –que Jean-François Parot manie avec une aisance spectaculaire. Les recettes ensuite, distillées avec sagacité tout au long de l’ouvrage. Que ce soit par Marion, l’ex-cantinière devenue gouvernante de l’ancien procureur Noblecourt chez qui loge Le Floch, ou par les divers personnages du commun – peintres, pensionnaires de bordels, portière d’immeubles, vieux briscards… – que le commissaire est appelé à côtoyer. Ah ! la recette du potage à la fausse tortue ! L’intrigue, enfin, qui s’inscrit dans un Ancien Régime quelque peu à bout de souffle. Dans cette aventure Nicolas Le Floch se trouve pris entre Marie-Antoinette qui frôle la catastrophe à cause de ses dépenses somptuaires, l’étrange mort d’un évadé de prison, les espions anglais et… des amours pour le moins tourmentées. Une lecture dont on se régale à tous points de vue !
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Re: Jean-François Parot

Message  Arun le Ven 1 Mai 2015 - 12:39

Ah ah, je découvre ton fil Jocelyne. Je regarde chaque semaine les aventures de ce Nicolas Le Floch ! Je trouve passionnant, amusant, j'apprécie les joutes verbales et l'humour de ce feuilleton qui passe actuellement sur France2. Et de plus, beau gosse (ce qui ne gâche rien !)

Merci pour le partage, je note Jocelyne Smile



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Re: Jean-François Parot

Message  Jocelyne le Ven 1 Mai 2015 - 12:50

J'ai eu le plaisir de dîner avec Jean-François Parot il y a quelques années, un homme charmant. Alors que je tentais de savoir quelles étaient les relations exactes entre le Quai et Sarkosy (à l'époque c'était plus que tendu), il m'avait répondu dans un sourire : "On ne mord pas la main qui vous a nourri depuis si longtemps." C'était un diplomate (avant sa retraite, en 2010 je crois, il était ambassadeur en Guinée-Bissau) réputé pour sa table, la meilleure d'Afrique de l'Ouest. Et il n'hésitait pas à mettre la main à la pâte. Bon, si je retrouve l'interview que j'ai faite, je la partagerai avec vous...
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Re: Jean-François Parot

Message  Arun le Ven 1 Mai 2015 - 13:14

Ah oui raconte nous cette entrevue. J'en serai ravie Jocelyne Smile


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Re: Jean-François Parot

Message  Sapho le Ven 1 Mai 2015 - 15:27


Merci Jocelyne pour ton post sur JF Parot; je ne le connaissais pas du tout!

Il est vrai que TV et moi, ne faisons pas bon ménage ! merci messages panca merci messages panca
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Re: Jean-François Parot

Message  bergamote le Ven 1 Mai 2015 - 16:35

moi idem Sapho mais nous avons tort sûrement. il faut faire un tri sélectif. Moi j'enregistre et regarde quand je veux ce que j'ai enregistré. Ainsi j'ai l'impression d'être libre de mes mouvements mais ce n'est qu'une impression.Very Happy Very Happy Very Happy

Henri regarde Nicolas Le Floch, il m'en dit du bien.
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Re: Jean-François Parot

Message  Jocelyne le Sam 9 Mai 2015 - 17:31

Une partie de l'interview retrouvée par hasard...


Pourquoi avoir truffé vos romans de recettes ?

Souvent les romans qui évoquent le passé oublient le quotidien. Les personnages ne se lavent pas, ne dorment pas, ne mangent pas… J’ai voulu écrire d’une autre manière sur le XVIIIe siècle. La nourriture et donc les recettes se sont imposées. C’est une époque d’ailleurs intéressante sur ce plan-là, car le débat entre ancienne et nouvelle cuisine fait alors rage, pratiquement dans les mêmes termes que dans les années 1960.
En outre, je suis diplomate, par conséquent ça fait quarante ans que je fais la cuisine pour mes invités, ou en tout cas que je mets la main à la pâte, car la cuisine est une affaire d’équipe.


Où trouvez-vous les recettes citées ?

En fait, il y a trois origines. Familiale d’abord. Dans une partie de ma famille il y a eu des aubergistes et des cuisiniers et cela depuis le XVIIe siècle. J’ai baigné dans cette atmosphère, j’ai beaucoup regardé mon grand-père faire la cuisine. Des recettes se sont transmises tout naturellement depuis fort loin. Ensuite, avec les éléments du XVIIIe siècle que je connais, j’ai inventé des plats et j’en ai arrangé d’autres. Enfin, il existe une bible extraordinaire en matière de recettes de l’époque : le Dictionnaire portatif de cuisine paru anonymement chez Lottin le Jeune à Paris. Non seulement, on y trouve la façon de préparer des plats mais aussi le descriptif des produits et le constat de leurs effets sur telle ou telle maladie. Si, comme Monsieur de Noblecourt, on est atteint de la goutte certains aliments seront à proscrire.


Que mange-t-on à la cour et en ville et comment ?

Premier constat, la cuisine du XVIIIe siècle est essentiellement une cuisine de saison. D’ailleurs les chapitres des livres de recettes se déclinent ainsi. Même si depuis Louis XIV, il y a un potager et des serres à Versailles. Qui ont engendré certaines folies, comme celles des petits pois. On raffolait tant de ce légume qu’on allait jusqu’à tailler en forme de petits ppois les pointes d’asperges. Sinon, des viandes, des volailles, du gibier, des poissons, des légumes et des fruits, des pâtisseries arrivaient sur la table royale qui continuait à être dressée, dans l’antichambre de la reine, par exemple. Alors qu’en ville dans la bourgeoisie, les choses commencent à changer. La cuisine remonte dans les étages. C’est une véritable révolution, chacun s’exerce à confectionner des plats et cuisiner devient un art. On voit apparaître des propos sur la cuisine. Cela se pense, se fait et s’explique. De plus en plus souvent une pièce de la maison sera dévolue aux repas, c’est la naissance de la salle à manger. Et contrairement à la cour où tout est servi en même temps et chacun pioche ce qu’il veut, les plats se succèdent. En ce qui concerne les aliments ce sont les mêmes à la cour et en ville. En revanche, le peuple consomme essentiellement du bouilli, à la manière du pot-au-feu avec des « racines », des légumes. Les plus pauvres mangent dans des tavernes où le regrattier utilise les restes des grandes maisons en manière d’Harlequin. Et plus on descend dans les classes sociales plus la viande servie sera d emauvaise qualité, voire proviendra, malgré l’interdiction, des sites d’équarrissage. Mais, d’une façon générale, la cuisine du XVIIIe siècle s’affine.
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Re: Jean-François Parot

Message  bergamote le Sam 9 Mai 2015 - 17:41

ah très bien en effet !
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Re: Jean-François Parot

Message  Sapho le Dim 10 Mai 2015 - 11:50

Merci Jocelyne; je n'avais aucune idée de quand datait la conception de la salle à manger !

Voilà qui est fait ! c'est très instructif ! merci messages panca
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