Amin MAALOUF

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Amin MAALOUF

Message  Sapho le Mar 24 Mai 2016 - 20:05


BIOGRAPHIE


Amin Maalouf est un écrivain franco-libanais.

Amin Maalouf est le second de quatre enfants. Sa mère est originaire d'une famille de la montagne libanaise, famille d'enseignant par tradition depuis la génération des arrières grands-parents. Sa grand mère maternelle est turque et son grand-père chrétien maronite.

Le père de Amin est, lui, le fils d'un pasteur presbytérien mais n'est pas pratiquant. C'est donc dans une mixité de religion que l'enfant à grandi.

Sur les souhaits de leur mère, les enfants sont envoyés à l'école catholique jésuite. C'est là que Amin va découvrir la langue française. Il poursuit ses études de sociologie à l'université française de Beyrouth.

Il entre comme journaliste pour le quotidien AN-Nahar et se spécialise dans l'actualité internationale. Il couvre l'Asie.
En 1971, il épouse Andrée, enseignante dans une école pour enfants sourds-muets. Ils auront trois enfants.

Dès le début de la guerre du Liban, il quitte Beyrouth pour la montagne, refusant de prendre parti dans ce conflit. En 1976, la famille quitte le Liban pour Paris. Il devient rédacteur en chef de Jeune Afrique.

Il rencontre son premier succès de librairie en 1986 avec le roman "Léon l'Africain", et décide alors de se consacrer à la littérature. Viennent ensuite les romans "Samarcande" et "Les Jardins de lumière". Il obtient en 1993 le prix Goncourt pour "Le Rocher de Tanios".

Il est membre de l'Académie Française depuis juin 2011. Le 14 juin 2012, il entre à la comédie française, Hector Biancotti étant décédé le 12 du même mois. La même année, il publie "Les Désorientés" qui obtient le Prix du public de l'Algue d'Or (Saint-Briac-sur-Mer).




Après avoir lu la plupart de ses romans ( dont le magnifique ROCHER DE TANIOS ) je me suis lancée dans l'un de ses ESSAIS intitulé: LES IDENTITES MEURTRIERES


LIVRE : LES IDENTITES MEURTRIERES


RESUME


Que signifie le besoin d'appartenance collective, qu'elle soit culturelle, religieuse ou nationale ? Pourquoi ce désir, en soi légitime, conduit-il si souvent à la peur de l'autre et à sa négation ? Nos sociétés sont-elles condamnées à la violence sous prétexte que tous les êtres n'ont pas la même langue, la même foi ou la même couleur ? Né au confluent de plusieurs traditions, le romancier du Rocher de Tanios (prix Goncourt 1993) puise dans son expérience personnelle, aussi bien que dans l'histoire, l'actualité ou la philosophie, pour interroger cette notion cruciale d'identité. Il montre comment, loin d'être donnée une fois pour toutes, l'identité est une construction qui peut varier. Il en dénonce les illusions, les pièges, les instrumentations. Il nous invite à un humanisme ouvert qui refuse à la fois l'uniformisation planétaire et le repli sur la " tribu ".




On connaissait Amin Maalouf romancier, brillant auteur du "Rocher de Tanios" qui lui a valu naguère le prix Goncourt, le voici essayiste et penseur, de talent qui plus est. Sous couvert de chercher à définir la notion d'identité, le voilà qui interroge imperceptiblement les préjugés qui gangrènent les sociétés, occidentale bien sûr, mais pas uniquement. Dans un style simple, fluide et qui ne s'embarrasse pas de mots savants et autres néologismes dont les philosophes aiment farcir leurs ouvrages, Maalouf nous propose sa vision des choses, sa réflexion comportant deux temps forts bien définis: d'un côté, le diagnostic d'une société qui exacerbe les tensions entre communautés, qu'elles soient religieuses, ethniques ou linguistiques, de l'autre, diverses solutions pour tenter de pallier cette dérive préjudiciable à tous; il nous invite à un humanisme du troisième millénaire, qui permettrait aux hommes de s'accepter malgré leurs différences. Loin d'être un gentil rêveur, un illuminé, un naïf, Amin Maalouf ne se berce pas d'illusions et propose des mesures concrètes, plus ou moins convaincantes, il est vrai (l'apprentissage de l'anglais en deuxième langue vivante, la première étant une langue "de cœur", choisie par exemple au sein des idiomes de l'Union Européenne, ne paraît guère applicable, du moins tant que l'anglais sera considérée comme la seule langue universelle; en revanche, ses suggestions sur les votes "identitaires", appuyées sur l'exemple du Liban, sont très intéressantes).

Avec ce court essai, Amin Maalouf signe un véritable plaidoyer pour l'humanisme et l'humanité, refusant tous les extrémismes pour prôner la modération (une réminiscence de sagesse antique?) en toute chose, notamment dans des questions aussi épineuses et propres à susciter des tensions que celles de l'identité et des replis communautaires. Lucide, à la portée de tous et jamais pontifiant ni dogmatique, loin des "y a qu'à" et des "il faut", l'ouvrage de Maalouf ne laissera aucun lecteur indifférent, et l'on ne saurait trop conseiller sa lecture à tous nos hommes politiques, histoire de leur donner une définition rigoureuse de ce mot d'identité qu'ils ont tant dévoyé!


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Sapho
Le sage ArtiLittere


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Re: Amin MAALOUF

Message  Arun le Lun 30 Mai 2016 - 19:52

Merci Sapho ! Amin Maalouf, j'avais lu "les jardins de lumière" ainsi que "le rocher de Tanios". J'avais apprécié cet auteur effectivement très brillant, donc je note celui-ci bien évidemment !


Les jardins de lumière

Lorsqu’on emploie les mots “manichéen” ou “manichéisme”, on songe rarement à Mani, peintre, médecin et philosophe oriental du IIIe siècle, que les Chinois nommaient “le Bouddha de lumière” et les Egyptiensl’apôtre de Jésus”.
Bien loin des jugements tranchés et sans appel auxquels on l’associe, sa philosophie tolérante et humaniste visa à concilier les religions de son temps. Elle lui valut les persécutions, le supplice, la haine. Mille ans après, l’accusation de manichéisme conduisait encore les Albigeois au bûcher…
Nul mieux que l’auteur de Léon l’Africain, de Samarcande (prix des Maisons de la Presse 1988), et du Rocher de Tanios (prix Goncourt 1993), né dans un Liban déchiré par les fanatismes, ne pouvait raconter l’aventure de cette existence.

Mon ressenti :

Autant qu'il m'en souvienne, cet ouvrage relatait une très belle philosophie de vie fort instructive, évoquant les chemins de Paix et de tolérance ... un petit bijou de cet auteur que je lirai à nouveau bien volontiers !


Le Rocher de Tanios

"Le destin passe et repasse à travers nous, comme l'aiguille du cordonnier à travers le cuir qu'il façonne." Pour Tanios, enfant des montagnes libanaises, le destin se marque d'abord dans le mystère qui entoure sa naissance : fils de la trop belle Lamia, des murmures courent le pays sur l'identité de son vrai père. Le destin passera de nouveau, dans ces années 1830 où l'Empire ottoman, l'Egypte, l'Angleterre se disputent ce pays promis aux déchirements, le jour où l'assassinat d'un chef religieux contraindra Tanios à l'exil... Mêlant l'histoire et la légende, la sagesse et la folie des hommes, le romancier de Léon l'Africain et du Premier Siècle après Béatrice nous entraîne dans un prodigieux voyage romanesque qui lui a valu le prix Goncourt 1993. Un merveilleux conteur. Terre bénie de Dieu, mais hostile aux hommes de bonne volonté, le Liban de Tanios est un mélange d'eau de fleurs d'oranger et d'odeur de poudre. En lisant Le Rocher de Tanios, un Orient se rapproche.

Mon ressenti :

Là, c'est un peu plus flou dans mon esprit, il faudrait que je le relise ! Il s'agissait de raconter la légende d’un enfant d’un village libanais au XIXème siècle. Une sorte de chronique historique toujours avec une écriture particulièrement plaisante !


"Le mouton n'a pas mangé la rose et le Petit Prince n'est pas mort"

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Arun
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