Tahar Ben Jelloun ( d'origine marocaine)

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Tahar Ben Jelloun ( d'origine marocaine)

Message  Sapho le Ven 2 Sep 2016 - 15:50


BIOGRAPHIE


Tahar Ben Jelloun (en arabe : طاهر بن جلون) est un écrivain et poète marocain de langue française.

Après avoir fréquenté une école primaire bilingue arabo-francophone, il étudie au lycée français de Tanger jusqu'à l'âge de dix-huit ans, puis fait des études de philosophie à l'université Mohammed V de Rabat, où il écrit ses premiers poèmes, recueillis dans "Hommes sous linceul de silence" (1971). Il enseigne ensuite la philosophie au Maroc. Mais, en 1971, à la suite de l'arabisation de l'enseignement de la philosophie, il doit partir pour la France, n'étant pas formé pour la pédagogie en arabe. Il s'installe à Paris pour poursuivre ses études de psychologie.

À partir de 1972, il écrit de nombreux articles pour le quotidien Le Monde. En 1975, il obtient un doctorat de psychiatrie sociale. Son écriture profitera d'ailleurs de son expérience de psychothérapeute ("La Réclusion solitaire", 1976). En 1985, il publie le roman "L'Enfant de sable" qui le rend célèbre. Il obtient le prix Goncourt en 1987 pour "La Nuit sacrée", une suite à "L'Enfant de sable". Il participe en octobre 2013 à un colloque retentissant au Sénat de Paris sur l'islam des Lumières avec Malek Chebel, Reza, Olivier Weber, Abdelkader Djemaï, Gilles Kepel et Barmak Akram.

Tahar Ben Jelloun vit actuellement à Tanger avec sa femme et ses enfants (Merième, Ismane, Yanis et Amine), pour qui il a écrit plusieurs ouvrages pédagogiques (Le Racisme expliqué à ma fille, 1998). Il est aujourd'hui régulièrement sollicité pour des interventions dans des écoles et universités
marocaines, françaises et européennes.




LIVRE LU : LES YEUX BAISSES

RESUME


Les Yeux baissés. Dans l'âpre dénuement d'un village berbère du Sud marocain, une petite fille - la narratrice - s'affronte à sa tante, incarnation du mal, découvre la cruauté, rêve à son père parti travailler en France et porte en elle un indicible secret, laissé par l'arrière-grand-père : celui du trésor enfoui clans la montagne et qu'elle seule, au nom du village, pourra découvrir... Un jour d'après drame, le père revient de "Lafrance" pour arracher toute sa Famille au désastre du village et la ramener à Paris, dans le quartier de la Goutte d'Or. La narratrice, dès lors, découvre un univers qu'elle ne soupçonnait pas : les voitures et la pluie, mais aussi les livres et la langue française, l'égoïsme raciste des uns, la générosité des autres, et l'amour... Ce long apprentissage, cette "deuxième naissance", marque aussi un lent, un irrésistible déracinement, qui laissera l'ancienne "petite fille" dans l'ambiguïté d'un territoire nouveau : un « troisième lieu » qui n'est ni la terre natale ni le pays d'adoption. Dans ce grand et ample roman de la maturité, Tahar Ben Jelloun conjugue tous les thèmes qui ont nourri son oeuvre : le déracinement et l'exil, la fatalité du malheur, le déchirement entre deux cultures, la condition des femmes. Celles qui vivent encore les yeux baissés...




RESSENTIS


Tahar Ben Jelloun utilise les thèmes de la folie et de la superstition comme des procédés narratifs pour dénoncer la condition de la femme et des immigrés. En même temps, ces thèmes donnent à l’écrivain l’occasion de construire un texte hybride, parfois difficile à lire. Il se crée une forme, de l’écriture qui laisse voir peut-être le véritable dilemme de l’auteur ; à savoir comment dire l’identité et les problèmes d’un monde maghrébin, de culture arabo-musulmane en constante mutation dans une langue qui n’est pas la sienne. Ben Jelloun semble avoir trouvé une voie médiane qui fait l’originalité et la grande audace de son style. En puisant dans les mythes, les contes et l’imaginaire populaire de son pays il ne manque jamais de critiquer le poids de la tradition et les anachronismes de sa société, tout en refusant d’ignorer les abus de son pays d’adoption, la France, à l’égard des immigrants.
Livre puissant, digne d'un grand érudit !


study study study
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Sapho
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Re: Tahar Ben Jelloun ( d'origine marocaine)

Message  Arun le Ven 2 Sep 2016 - 17:08

De lui j'avais lu "la nuit sacré" et n'en retient que du bien. Merci donc Sapho pour ce nouveau récit dont tes ressentis me donnent effectivement envie de le lire ! en attendant, je le note dans ma longue liste study


"Le mouton n'a pas mangé la rose et le Petit Prince n'est pas mort"

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