Yusunari KAWABATA

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Yusunari KAWABATA

Message  Sapho le Jeu 22 Sep 2016 - 15:02

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BIOGRAPHIE


Yasunari Kawabata est un écrivain japonais considéré comme un écrivain majeur du XXe siècle.

Second enfant d'une famille de notable, Yasunari Kawabata a une sœur aînée. Son père exerce le métier de médecin. C'est un homme cultivé, se passionnant pour la poésie et la peinture. Mais, atteint de tuberculose, il décède un an après la naissance de Yasunari ; tout comme la mère de celui-ci quelques temps plus tard, des suites de la même maladie. Yasunari est alors confié à ses grands parents paternels. Son grand-père réalise des investissements hasardeux qui le conduisent à la ruine.

Malgré tous ces évènements, les jeunes années de Yasunari se passent tranquillement. Cependant, l'angoisse et les frayeurs qu'il relate dans ses récits commencent à le hanter.

En 1915, alors qu'il a perdu ses grands-parents, ainsi que sa sœur, il est envoyé dans la pension du lycée de Ibaragi. En 1916, il y fait la connaissance de Kiyono, un camarade de chambrée, avec lequel il se lie intimement ("mon amour homosexuel"). Parti vivre à Tokyo en 1917, Yasunari entretient avec son amant une importante correspondance, qui dure jusqu'en 1921. Il racontera cette histoire dans l'"Adolescent"

En 1919, il évolue au sein d'un cercle littéraire, qui tient débat dans un café à la mode. Il y rencontre Hatsuyo (Michiko dans ses récits), une jeune serveuse de quatorze ans, qu'il finit par épouser. Mais, celle-ci décide de rompre un mois après leur mariage.

Hatsuyo devient sa muse, son idéal de femme qui hante son écriture. Ce n'est que douze ans plus tard, en la revoyant que le charme semble se rompre définitivement. Déçu, l'artiste doute et se remet en question.

En 1968, il a reçu le prix Nobel de littérature, devenant ainsi le premier écrivain nippon à obtenir cette distinction.

Yasunari Kawabata finit par se suicider. Il ne laissa ni explication ni testament.


LIVRE LU : LES BELLES ENDORMIES


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RESUME


Dans cette chambre aux rideaux cramoisis, des jeunes femmes livrent leur corps à la contemplation. Auprès des ces "Belles Endormies", intouchées et intouchables, des hommes déjà vieux viennent trouver une illusoire consolation à leur jeunesse enfuie. C'est avant tout la curiosité qui pousse Eguchi à franchir le seuil de cette maison singulière, mais il ne percera aucun de ses mystères. Lui qui pourtant ne ressemble pas aux "clients de tout repos" qui fréquentent la maison, il se pliera comme eux à ses règles étranges. Peu à peu, le vieil Eguchi se prend au jeu et chaque fois c'est aux côtés des ces corps de nymphes qu'il refait le voyage de sa vie. Sans tristesse ni nostalgie, il reverra en rêve les passantes d'une nuit, ses maîtresses, ses filles, sa mère, les femmes de sa vie. Dans ce huis clos touchant, l'auteur évoque la lucidité d'un homme face à sa solitude et distille au fil des pages un érotisme tout en pudeur et en tendresse. L'une des plus belles oeuvres de Yasunari Kawabata, Prix Nobel de littérature. --Lenaïc Gravis et Jocelyn Blériot

Dans quel monde entrait le vieil Eguchi lorsqu'il franchissait le seuil des Belles Endormies? Ce roman, publié en 1961, décrit la quête des vieillards en mal de plaisirs. Dans une mystérieuse demeure, ils viennent passer une nuit aux côtés d'adolescentes endormies sous l'effet de puissants narcotiques.
Pour Eguchi ces nuits passées dans la chambre des voluptés lui permettront de se ressouvenir des femmes de son passé, et de se plonger dans de longues méditations. Pour atteindre, qui sait? au seuil de la mort, à la douceur de l'enfance et au pardon de ses fautes.




RESSENTIS


Un petit roman tout d’élégance, de distinction et de pudeur à la façon de Kawabata qui met en scène des Lolita offertes et fraîches pour vieillards contemplatifs qui essaient d’échapper à la déchéance annonciatrice de leur fin prochaine. Mais aussi un roman prémonitoire qui annonce sans ambigüité aucune le suicide de l’auteur qui ne voulait pas supporter la vieillesse, les outrages de l’âge et la déchéance. Et qui aurait pu, comme le vieil Eguchi, rêver de mourir près d’une fille qui dort d’un sommeil de mort, par suicide ou par suicide après meurtre, une façon de se familiariser avec la mort, de l’apprivoiser et de l’attendre le passage dans l’autre monde avec plus de quiétude. La perversion élevée au niveau d’un art, d’une émotion esthétique ou d’un rite cultuel.

On ne peut juger ce roman avec un regard européen, il faut accepter le regard étranger d'un japonais. Le roman propose une réflexion sur le vieillissement, la vie, l'amour, le sexe, surtout le désir qui lui ne vieillit pas. L'univers peint par Kawabata est empli de zones d'ombre, de sensualité et de considérations philosophiques plus angoissantes.

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Sapho
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Re: Yusunari KAWABATA

Message  Arun le Jeu 22 Sep 2016 - 17:20

Ah ah voila qui m’intéresse ! je ne vais pas tarder à me ressourcer dans les romans japonais que j’apprécie par dessus-tout. J'ai d'ailleurs failli craquer pour certains dans ma librairie préférée, de plus celui-ci est en poche à moins que je ne le trouve à la bibliothèque ... merci Sapho, je note ! study
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