Nadia Hashimi ( Afganistan)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Nadia Hashimi ( Afganistan)

Message  Sapho le Dim 8 Jan 2017 - 15:22


BIOGRAPHIE




Nadia Hashimi est née et a grandi à New York et au New Jersey. Ses deux parents sont nés en Afghanistan et sont partis au début des années 1970, avant l'invasion soviétique. Sa mère, petite-fille d'un notable poète afghan, s'est rendue en Europe pour obtenir une maîtrise en génie civil et son père est venu aux États-Unis, où il a travaillé dur pour réaliser son rêve américain et construire une vie nouvelle, famille élargie. Nadia a eu la chance d'être entourée d'une grande famille de tantes, d'oncles et de cousins, faisant de la culture afghane une partie intégrante de leur vie quotidienne.
Nadia a fréquenté l'Université Brandeis où elle a obtenu un diplôme d'études et de biologie au Moyen-Orient. En 2002, elle a fait son premier voyage en Afghanistan avec ses parents qui ne sont pas retournés dans leur patrie depuis leur départ dans les années 1970. C'était une expérience aigre-douce pour tout le monde, trouver des reliques de la maison d'enfance et retrouver des êtres chers.
Nadia s'est inscrite à l'école de médecine de Brooklyn et est devenue active avec une organisation afro-américaine qui a fait la promotion des événements culturels et de la sensibilisation, surtout dans les jours sombres après le 11 septembre. Elle est diplômée de l'école de médecine et a terminé sa formation en pédiatrie dans les hôpitaux de NYU / Bellevue à New York. Après avoir terminé sa formation, Nadia s'est installée au Maryland avec son mari où elle travaille comme pédiatre.
Après sa formation médicale rigoureuse terminée, Nadia se tourna vers une passion qui était restée inexplorée. Son éducation, ses expériences et son amour pour la lecture se sont rassemblés sous la forme d'histoires basées sur le pays de ses parents et de ses grands-parents (certains font même des apparitions dans ses contes!). Son premier roman, The Pearl Ce Broke Son Shell est sorti en 2014. Son deuxième roman, lorsque la Lune est faible, en 2015 est la chronique du voyage périlleux d'une famille afghane fuyant les talibans et qui sont tombés dans le monde obscur des sans-papiers en Europe.
Elle et son mari sont les parents rayonnants de quatre enfants, deux poissons rouges et un perroquet gris africain.



LIVRE LU : LA PERLE ET LA COQUILLE


Kaboul, 2007. Depuis qu'il a été enrôlé dans les forces talibanes, le père de Rahima n'est plus que l'ombre de lui-même. Sans lui, sa mère et ses soeurs n'ont pas le droit de quitter la maison.

Leur seul espoir réside dans la tradition des bacha posh, qui autorise sous certaines conditions, à travestir une fille jusqu'à ce qu'elle soit en âge de se marier. Rahima devient alors Rahim, et découvre une liberté qui va faire naître en elle un désir d'émancipation aussi fort que celui qu'éprouva son aïeule, Shekiba, un siècle plus tôt. Les destinées de ces deux femmes se font écho, et permettent une exploration captivante de la condition féminine en Afghanistan.



Un récit sur un sujet de société extrêmement puissant, la condition des femmes en Afghanistan.
Ce livre aborde entre autres la similarité des destins de deux femmes au sein d’une même famille, Shebika l’aïeule et Rahima son arrière-arrière-petite-fille.
Shebika n’a pas eu la vie facile, brûlée au visage à l’âge de deux ans, elle est défigurée. Chérie par sa mère, elle est haïe du reste de la famille. Lorsque sa mère et ses frères décèdent du choléra, elle vivra seule avec son père qui la traitera comme un garçon. A la mort de celui-ci, sa famille la donnera à un couple aisé pour solder une dette. Shebika, tentera de récupérer la terre de son père, ce qui lui causera bien des ennuis.
Rahima, elle, est une basha-posh, comprenez par là, une fille que l’on déguise en garçon. Chose courante dans les familles n’ayant pas de fils, elle peut se rendre à l’école, jouer avec ses copains, mais surtout effectuer les tâches que son père toxicomane a de plus en plus de mal a assumer. Une dispute chamboulera son destin ainsi que celui de ses sœurs, elles seront vendues et mariées à des maîtres de guerre. Séparées, elles devront vivre dans leur belle-famille entourées des épouses de leur mari respectif.
Un des points forts de ce roman, c’est qu’il nous montre les similitudes qui existent entre la société afghane d’il y a plusieurs générations et celle d’aujourd’hui. Même si de nos jours, pour certaines femmes, une légère émancipation est permise( dans ce roman elle passe par le droit de vote) pour une majorité d’entre elles, le cloisonnement dans une maison sous l’autorité d’un mari et d’une belle-mère tyrannique est la norme. N'oublions pas d'ajouter à cela, le manque d’éducation, qui fait que ces femmes sont manipulables à souhait.
Un passage qui m’a marqué montre très bien le poids des traditions qui l’emporte presque toujours sur la raison : Quand Shekiba se rendra chez le « Hakim » pour faire valoir ses droits et tenter de récupérer sa terre, il lâchera un long soupir et lui dira « Petite, tu ne connais rien à la tradition » avant de déchirer l’acte de propriété en morceaux.
Ce fut une lecture prenante et intéressante grâce à laquelle on mesure la chance que nous avons de vivre dans un pays qui prône l’égalité homme — femme.


study study study
avatar

Sapho
Le sage ArtiLittere


Revenir en haut Aller en bas

Re: Nadia Hashimi ( Afganistan)

Message  Arun le Sam 14 Jan 2017 - 15:26

Voilà évidemment un livre que je retiens ! comment passer à côté ? Encore une nouvelle découverte d'ailleurs pour moi ! en effet je ne connaiossais pas Nadia Hashimi. Je note ce livre dans une de mes prochaines priorités bien entendu !

Merci encore à toi chère Sapho ! study


"Le mouton n'a pas mangé la rose et le Petit Prince n'est pas mort"

avatar

Arun
Tour de contrôle


http://www.suzannephilippe.com

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum