Joseph ANDRAS ( France)

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Joseph ANDRAS ( France)

Message  Sapho le Dim 22 Jan 2017 - 19:15


BIOGRAPHIE


Joseph Andras naît en 1984. Il vit au Havre .
Initialement non retenu dans la liste du prix Goncourt du premier roman 2016, Joseph Andras en est finalement le lauréat, le 9 mai 2016, par cinq voix contre quatre à Catherine Poulain pour Le Grand Marin et une voix Loulou Robert pour Bianca, soit – fait exceptionnel – deux jours avant sa sortie en librairie. C'est le deuxième Goncourt du premier roman consécutif pour les éditions Actes Sud, qui plus est autour de la thématique de la guerre d'Algérie, après Meursault, contre-enquête de Kamel Daoud récompensé l'année précédente.
La semaine précédant l'annonce officielle des résultats, il fait savoir, par son éditeur et à la demande privée de l'Académie Goncourt, qu'il refuse de se rendre à Paris, afin de signifier son refus de participer à la sélection. Malgré cela, l'Académie lui décerne le prix – Joseph Andras envoie une lettre à l'Académie Goncourt pour décliner le prix et sa dotation, justifiant sa décision en déclarant que « la compétition, la concurrence et la rivalité sont à [s]es yeux des notions étrangères à l’écriture et à la création». Cette démarche, relativement inhabituelle, conduit certains médias à penser qu'il s'agirait d'un romancier déjà célèbre, sur le modèle Gary/Ajar. À la suite de ces interrogations, Joseph Andras accorde des entretiens à L'Humanité et au supplément littéraire du quotidien de Beyrouth L'Orient-Le Jour dans lesquels il explique ses motivations et son travail de romancier pour saluer la mémoire de Fernand Iveton ainsi que, à nouveau, les raisons de son refus du prix : « Je ne pouvais l’accepter, par simple souci de cohérence, et laisser s’"institutionnaliser" ce récit et les idéaux portés par les personnages. [...] Je vis en Normandie, au calme, je ne connais pas le milieu littéraire et parisien, ne souhaite pas en savoir plus et tiens plus que tout à me concentrer sur mes prochains textes ».
Une seule photo de lui est connue. Il indique qu'il se tient volontairement à l'écart des grands médias, préférant se consacrer à la littérature.




LIVRE LU : DE NOS FRERES BLESSES


Alger, 1956. Jeune ouvrier communiste anticolonialiste rallié au FLN, Fernand Iveton a déposé dans son usine une bombe qui n'a jamais explosée. Pour cet acte symbolique sans victime, il est exécuté le 11 février 1957, et restera dans l'Histoire comme le seul Européen guillotiné de la guerre d'Algérie. Ce roman brûlant d'admiration, tendu par la nécessité de la justice et cinglant comme une sentence, lui rend hommage.

Goncourt du Premier Roman 2016




L’auteur a rédigé un très beau texte, aucun mélo ni pathos dans « De nos frères blessés », l’écriture est concise et précise, et sonne juste. Joseph Andras a su trouver l’équilibre entre raconter des faits réels – ce qui aurait pu donner un texte un peu froid – et donner un souffle romanesque au récit sans pour autant tomber dans le larmoiement sur le corps d’un martyr de la République Française. Tous les personnages – réels- que l’on croise dans le roman sont très bien incarnés, et l’auteur réussit à très bien recréer cette époque mouvementée, dix ans après la fin de la Seconde Guerre Mondiale entre lutte armée, attentats, peur panique et début de la décolonisation.
J’ai lu quasiment d’une traite « De nos frères blessés », portée par la belle écriture de Joseph Andras qui m’a tenue en haleine tout au long du roman. D’un sujet fort mais difficile, sur une période encore peu traitée dans la littérature française, il a réussi à faire un beau roman, percutant et marquant.


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Sapho
Le sage ArtiLittere


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