Aki SHIMAZAKI ( d'origine japonaise )

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Re: Aki SHIMAZAKI ( d'origine japonaise )

Message  Sapho le Mar 4 Aoû 2015 - 15:45

Je viens de terminer le premier livre de la pentalogie intitulée / Au coeur du Yamamoto

Ce livre s'intitule : MITSUBA

RESUME

Quand la compagnie d'import-export Goshima de Tokyo se propose d'affecter Takashi Aoki à sa succursale de Paris, ce jeune employé prometteur se trouve à un point tournant de sa vie puisqu'il vient de rencontrer enfin la femme avec qui il souhaite fonder une famille, Yûko Tanase. Mais il sait aussi que les lois silencieuses et impitoyables de sa société, à l'intransigeance impériale, peuvent écraser d'un doigt les relations humaines des êtres qui ne font pas partie des puissants. Qu'adviendra-t-il alors de la promesse des amoureux, faite au café Mitsuba?

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MON RESSENTI


Alors qu’on lui propose une importante promotion et un poste en France, Takashi rencontre la belle Yûko, hôtesse d’accueil dans la même société, à la sortie d’un cours de Français. Yûko, dont la beauté fait tourner la tête de tous les employés, rêve d’ailleurs et surtout de Montréal. Refusant le Miaï, mariage arrangé encore en usage, elle se moque avec tendresse de la position de Takashi. Aimant se retrouver après les cours au café Mitsuba, les deux jeunes gens tombent amoureux, sans se soucier des qu’en dira-t-on.
Dans une société où la reconnaissance d’un homme passe par son dévouement au travail, Takashi réussira-t-il à sortir du système? Saura-t-il faire le bon choix ? Yûko échappera-t-elle aux exigences de cette société patriarcale ?
Ecrasés tous deux sous le poids des traditions, Yûko et Takashi verront leurs rêves balayés par une société japonaise ancrée dans le passé. Comme le dit si bien un célèbre proverbe japonais : « Le clou qui dépasse se fait taper dessus. » Comment transgresser les règles et affirmer son individualité dans un monde qui se moque des sentiments ?

Sans effets ni prétention, Aki Shimazaki nous raconte une histoire bouleversante et tragique. Avec délicatesse et sobriété, elle porte un regard d’une grande justesse sur un pays où les valeurs sociales ereintent parfois les individus.
Un roman que nous n’oublierons pas et qui nous donne envie de nous plonger sans retenue dans ses autres livres. Une très belle découverte littéraire une fois de plus !


EXTRAIT


"Aller boire après le travail, c'est une coutume qu'on ne peut ignorer. Si l'on souhaite rester dans la même compagnie, il faut accepter ce mal nécessaire,car cette obligation régit les relations humaines au sein de la société japonaise."

"Je songe au dicton:"Le clou qui dépasse se fait taper dessus".C'est triste,mais c'est une réalité qu'on ne peut ignorer dans cette société."


"-Alors comment avez-vous convaincu votre femme?
Un instant,son visage s'empourpre:
-J'ai dit:"Je veux servir à la reconstruction de l'économie de notre pays.Pour sortir de la misère de la défaite,il faut se procurer des devises étrangères autant que possible en vendant des produits japonais.C'est exactement la fonction de la compagnie Goshima."J'étais sérieux.Elle a été émue et a accepté ma proposition."


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Re: Aki SHIMAZAKI ( d'origine japonaise )

Message  Sapho le Sam 8 Aoû 2015 - 15:33

Voici le deuxième livre de la pentalogie intitulée : Au coeur de Yamamoto

Ce livre s'intitule : ZAKURO


Résumé :

La dernière fois que Tsuyoshi Toda a vu son père, c’était en 1942, quand ce dernier partait travailler en Mandchourie, d’où il a été déporté en Sibérie après la fin de la guerre. Vingt-cinq ans plus tard, alors que sa mère sombre peu à peu dans les errances de l’alzheimer tout en conservant l’espoir de revoir un jour son mari, Tsuyoshi apprend que son père, porté disparu, est vivant au Japon. Lorsque le père accepte de rencontrer son fils, seul, il lui remet une lettre dans laquelle il explique les raisons de sa disparition : ce qui s’est passé sur le bateau qui le ramenait au Japon a brisé net le cours de sa vie.

D’une logique dramatique imparable, ce roman explore le destin d’êtres que l’Histoire a broyé dans les replis de ses silences honteux.

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RESSENTIS


Aki Shimazaki, avec son art habituel, explore à nouveau le douloureux passé japonais, ce passé que l'Histoire japonaise tente d'effacer de la mémoire collective, comme si cela était un poids trop lourd, trop honteux, à porter. Subtilement, joliment, poétiquement, sans avoir l'air d'y toucher, Shimazaki retrace le désarroi de l'absence inexpliquée, la douleur de l'attente d'un corps qui ne revient pas, la souffrance provoquée par les demi-mensonges et semi-vérités que les diverses administrations peuvent avancer pour tenter de répondre à ceux qui sont restés au Japon.

Le fil conducteur est le zakuro, le grenadier qui parcourt le texte tel un ikebana de mots et d'images plus poétiques les unes que les autres. Entre les feuilles du grenadier, ses fleurs et ses fruits, se déroulent les conditions de retour des prisonniers japonais vers leur patrie après les multiples tractations entre le Japon et l'URSS: le bateau qui les éloigne à jamais de l'enfer peut se révéler être un passage vers un autre enfer, celui de la culpabilité du sang versé... dans les camps.

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Re: Aki SHIMAZAKI ( d'origine japonaise )

Message  Sapho le Sam 8 Aoû 2015 - 15:37


Le zakuro est aussi le symbole de l'amour (le grenadier du jardin est honoré par la mère de Tsuyoshi toujours unie à son mari disparu par un amour indéfectible), de la fécondité et de la sottise (dans le langage des fleurs, celle du grenadier est l'image de la fatuité, de la suffisance)... sottise de l'absurde culpabilité du père qui ne peut reprendre le cours normal de son histoire intime, sottise de l'esprit rationnel qui refuse de croire aux espoirs de la mère qui se perd dans les méandres de la sénilité, sottise d'un passé qui refuse de se dire et de s'assumer.


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Re: Aki SHIMAZAKI ( d'origine japonaise )

Message  Arun le Mar 11 Aoû 2015 - 15:10

Merci Sapho pour l'histoire du grenadier dont j'ignorai le langage. Je m'emploie à présent à la lecture de la pentalogie intitulée : Au coeur de Yamamoto ... à suivre Smile


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Re: Aki SHIMAZAKI ( d'origine japonaise )

Message  Sapho le Mar 11 Aoû 2015 - 15:24

Tu verras ma chère Arun cette deuxième pentalogie te plaira tout autant que la première!

Très poétique mais moins onirique que la première série, Aki Shimazaki écrit avec art et tendresse. Douceur et images percutantes alternent dans le style très particulier de cette auteure.


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Re: Aki SHIMAZAKI ( d'origine japonaise )

Message  Arun le Mar 11 Aoû 2015 - 15:39

J'en suis persuadée chère Sapho ! merci messages panca


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Re: Aki SHIMAZAKI ( d'origine japonaise )

Message  Sapho le Jeu 17 Sep 2015 - 15:13

Terminé le troisième livre de la pentalogie AU COEUR DE YAMAMOTO

Ce livre s'intitule : TONBO

RESUME


Nobu a fondé en 1981 un juku, établissement de cours privés spécialisé dans la préparation des examens. Six ans plus tard, avec la visite inattendue d’un homme qui réveille le souvenir du suicide de son père, il apprend une tout autre histoire que celle qui a assombri sa jeunesse. Professeur respecté, injustement accusé d’avoir provoqué la mort d’un élève rebelle, le père de Nobu avait vu son destin littéralement pris dans les mailles inextricables d’une rivalité d’étudiants. Mais le drame d’alors prend aujourd’hui une tournure imprévue. Après le remarquable succès public de son cycle Le Poids des secrets, récompensé au Canada par plusieurs prix littéraires, Aki Shimazaki construit un nouveau projet romanesque à multiples facettes : chaque titre de la série composée pour l’instant de Mitsuba, Zakuro et Tonbo peut se lire indépendamment, mais ensemble ils éclairent dans toute leur complexité des secrets familiaux imbriqués dans la cruelle réalité du monde professionnel et de l’Histoire japonaise. Dépouillée, aussi précise qu’économe, la plume d’Aki Shimazaki n’en est pas froide pour autant : son art de la litote suscite une empathie remarquable et crée un suspense psychologique tout à fait fascinant.


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RESSENTIS


Tonbo met en scène un genre d’établissement qui n’existe pas dans nos contrées (ou pas sous cette forme en tout cas) : un juku, c’est-à-dire un endroit où l’on donne des cours privés aux lycéens pour les préparer aux examens d’entrée des université japonaise. Le fondateur de ce juku est un homme dont le père s’est suicidé il y a longtemps. Il va enfin pouvoir comprendre un peu mieux les circonstances de ce suicide grâce à une ancienne connaissance venue lui en parler.


J’ai trouvé ce roman délicat, finement ciselé et surtout, très humain. Shimazaki nous parle d’une situation difficile sans jamais jouer à outrance avec nos sentiments. Elle sait toucher sans exagérer. Mais, surtout, elle sait nous emporter dans sa sphère intimiste.

Tonbo se lit en un rien de temps, et pourtant, une fois sortie de ce roman, j’ai eu l’impression d’être partie loin et longtemps. C’est que ce récit tout discret possède un pouvoir évocateur incroyable. Shimazaki esquisse en peu de mot des situations complexes et des sentiments profonds. J’ai beaucoup d’admiration et pour son écriture, et pour son traducteur qui a su rendre ce récit fluide. Sans oublier que le tout vient dans un écrin qui participe au plaisir, un petit livre tout fin, à la couverture qui révèle sa beauté quand on l’observe un peu et aux pages possédant une texture épaisse me plaisant particulièrement. Un vrai plaisir de bout en bout.


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Re: Aki SHIMAZAKI ( d'origine japonaise )

Message  Arun le Jeu 17 Sep 2015 - 15:51

Merci pour tes résumés et ressentis Sapho ! au final, je n'ai encore rien commencé de cette pentalogie car je suis toujours plongée dans Hermann Hesse. Actuellement, dans la journée je prends moins le temps de m'abandonner à la lecture. Je privilégie la peinture ...

Mais tes ressentis restent convaincant, aussi j'y viendrai vite crois moi ! study


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Re: Aki SHIMAZAKI ( d'origine japonaise )

Message  Arun le Mer 11 Nov 2015 - 17:47

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Mitsuba

Petit résumé pour rappel :
L'histoire d'un jeune cadre japonais qui tombe amoureux au moment où sa société lui propose un poste important dans une succursale à l'étranger illustre la violence terrible des lois sociales au Japon. Premier volet du second cycle romanesque d'Aki Shimazaki après Le Poids des secrets (cinq tomes en collection Babel).

Mes impressions :
J'aime toujours autant cette pudeur et ce respect des règles qui sont reprises dans les histoires que racontent Aki Shimazaki. Récit imprégné de douceur, de poésie, malgré la douleur et la peine. La discrétion est telle que notre personnage principal, Takashi apprendra par hasard la réelle raison du décès de son père. De nombreux silences,  mais les mots ne sont pas toujours nécessaires. L'honneur et l'amour sont au cœur de ce récit.  Yuko, la belle, celle dont Takashi est fou amoureux, en fera les frais. Mais la douceur, toujours,  va venir couvrir la douleur de Takashi, telle une pétale de cerisier du Japon. L'écriture dépouillé, directe, les petits chapitres bien précis, j'apprécie vraiment cela ! C'est beau, c'est humble, c'est magique tout simplement.

Un petit roman d’à peine 150 pages que j'ai dégusté avec joie !

Pour mémoire : Mitsuba est le nom d’un trèfle à trois feuilles, mais surtout celui d’un café, le lieu de rendez-vous habituel du narrateur Takashi avec Yuko, la jeune femme avec qui il envisage de faire sa vie. Mais les règles sociales et les coutumes japonaises sont pleines de contraintes, de non-dits et d’interdits.

Les premières lignes de Mitsuba :
"Je me dirige vers la compagnie Goshima.
Il est sept heures et demi du matin. Je bâille. La veille au soir, je suis rentré d’un voyage d’affaires à Singapour et je me sens encore fatigué."


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Re: Aki SHIMAZAKI ( d'origine japonaise )

Message  Sapho le Mer 11 Nov 2015 - 18:54

Je savais que tu allais apprécier cette deuxième pentalogie Arun!

J'ai terminer les 5 volumes ( ils sont postés ) avant de partir en Crète. La-bas, j'ai lu un autre auteur Yoko Ogawa que je posterai demain.
Egalement un petit chef d'oeuvre !

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Re: Aki SHIMAZAKI ( d'origine japonaise )

Message  Arun le Mer 18 Nov 2015 - 19:47

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Petit résumé pour rappel
La dernière fois que Tsuyoshi Toda a vu son père, c’était en 1942, quand ce dernier partait travailler en Mandchourie, d’où il a été déporté en Sibérie après la fin de la guerre. Vingt-cinq ans plus tard, alors que sa mère sombre peu à peu dans les errances de l’alzheimer tout en conservant l’espoir de revoir un jour son mari, Tsuyoshi apprend que son père, porté disparu, est vivant au Japon. Lorsque le père accepte de rencontrer son fils, seul, il lui remet une lettre dans laquelle il explique les raisons de sa disparition : ce qui s’est passé sur le bateau qui le ramenait au Japon a brisé net le cours de sa vie.

Mon ressenti :

A travers ce récit court et intime, d'une même écriture toujours très fluide, Aki Shimazaki révèle une part méconnue de l’histoire du Japon. Un drame profond mis en relief par l’inexorable avancée de l’histoire et par les affres de la guerre envers et contre tous. Cela m'a permis de découvrir un pan de cette histoire du Japon que je ne connaissais pas. Pendant la seconde guerre mondiale, plus de 600 000 Japonais ont été déportés en Sibérie pour exécuter des travaux forcés et beaucoup y sont morts ! Avec Zakuro , on découvre que le Japon lui-même a voulu bannir, oublier cet épisode de son histoire.

Une fois de plus, Aki Shimazaki fait passer beaucoup d'émotions à travers l'histoire de son pays.

Passage également difficile mais sobrement conté : sa femme, sombrant dans l'Alzheimer ! elle s'accroche néanmoins à l'espoir de revoir un jour son mari ...

Une merveille de finesse, de pudeur, d’émotion auquel j'adhère pleinement !

Extrait

"On parle beaucoup des victimes des bombes atomiques larguées sur Nagasaki et Hiroshima. Pourquoi ignore t-on les victimes des travaux forcés en Sibérie ?
Il a raison. On dit que plus de 600 000 Japonais y ont été déportés, sans préavis. Pire encore, plus de 60 000 y sont morts...
Et même maintenant, vingt-cinq ans après la fin de la guerre, personne ne connaît le nombre exact de victimes de cette déportation, mortes ou vivantes. En réalité, les chiffres réels doivent être beaucoup plus élevés que ceux qu'on donne officiellement. Honnêtement, je ne sais vraiment pas pourquoi ce sujet est traité aussi froidement. Je suis curieux de savoir ce que mon père en penserait."


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Re: Aki SHIMAZAKI ( d'origine japonaise )

Message  Sapho le Jeu 19 Nov 2015 - 15:13

Merci pour tes ressentis Arun!

Ils rejoignent ceux que j'ai postés auparavant.J'y ai appris pas mal de choses concernant l'histoire japonaise , cette tranche si farouchement occultée !

Je suppose que tu vas lire TONBO maintenant, ce troisième livre de cette admirable pentalogie !

Bonne lecture ma belle! lire lire
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Re: Aki SHIMAZAKI ( d'origine japonaise )

Message  Arun le Jeu 19 Nov 2015 - 20:07

Ouiiii j'attaque TONBO Sapho ! study study study


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Re: Aki SHIMAZAKI ( d'origine japonaise )

Message  Arun le Lun 7 Déc 2015 - 17:05

J'ai fini Tonbo depuis déjà quelques jours. study

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Pour rappel

Le japon, fin des années 1980. Nouveau zoom sur un collègue de Takashi Aoki (personnage principal de 'Mitsuba') : Nobu. Il a quitté la grosse entreprise Goshima pour ouvrir un juku, cours privé de soutien à des collégiens. le passé familial de cet homme est chargé : son père, également professeur, est décédé dans des circonstances tragiques lorsque Nobu était jeune homme et étudiant. Un des anciens élèves impliqué à l'époque dans les faits, demande à le rencontrer pour lui expliquer le véritable contexte du drame paternel.

A nouveau une histoire de "poids des secrets" de famille et du passé. Avec la délicatesse qui caractérise sa plume et ses récits, Aki Shimazaki rappelle la pression professionnelle sur les salariés, et souligne l'importance de l'honneur dans les mœurs japonaises, parfois à l'origine de suicides ou d'actes d'abnégation .

Encore une fois, beaucoup de charme, de finesse, dans cette histoire de lourds héritages parentaux. J'ai évidemment apprécié, je vais essayer de me procurer les deux derniers ...


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Re: Aki SHIMAZAKI ( d'origine japonaise )

Message  Sapho le Lun 7 Déc 2015 - 18:41

J'ai trouvé ce roman plus intimiste que les précédents et aussi plus dense. Peu de mots qui en disent beaucoup !

Merci pour ton partage ma belle ! merci messages panca merci messages panca

J'ai lu le quatrième mais je ne me suis pas encore procurée le cinquième. L'auteure est passée chez un autre éditeur et ses 2 derniers livres coûtent bien plus cher hélas !

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Re: Aki SHIMAZAKI ( d'origine japonaise )

Message  Arun le Mer 6 Jan 2016 - 16:35

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Je viens d'acheter "Tsukushi", suite de "Tonbo" mais après lecture de quelques pages, je me rends compte que l'histoire ne m'est pas inconnue ? en poussant la lecture plus loin, effectivement, je me rends à l'évidence ! j'ai déjà acheté ce roman lors de sa sortie probablement ! cela reste à vérifier, mais comme tous mes bouquins sont encartonnés !!!

Je vous tiens au courant ... scratch



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Re: Aki SHIMAZAKI ( d'origine japonaise )

Message  Sapho le Mer 6 Jan 2016 - 18:54

Cette fois-ci on est vraiment en phase Arun; je l'ai commandé et il arrive samedi 9 janvier à la librairie!

Nous pourrons ainsi le lire ensemble et en parler simultanément !

Ainsi se terminera les 2 pentalogies de Shimazaki que je garderai précieusement dans ma bibliothèque study study study
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Re: Aki SHIMAZAKI ( d'origine japonaise )

Message  Arun le Mar 12 Jan 2016 - 16:07

Je l'ai fini depuis quelques jours Sapho. Donc, relu deux fois car, comme je l'explique plus haut je l'avais déjà acheté lors de sa parution !

Il s’agit là de la vision de Yuko Tanase sur sa relation avec Takashi Aoki, la Goshima et la banque Sumida. S'y mèlent des découvertes qui posent et font se poser quelques questions. Lors de la fête qui souligne le treizième anniversaire de sa fille Mitsuba, Yûko découvre qu’un secret peut en cacher un autre.  Trahisons et doubles vies qui bouleverse sa vision du bonheur et le cours de sa vie.  Dans ce monde, les conventions sont plus importantes que l'amour, paraître est mieux qu'être ! L'homosexualité, la bisexualité sont cachés car le mariage, institution sociale, permet de s'élever dans la société, et montrer une famille, belle et harmonieuse gage d'une pleine réussite !

J'ai toujours plaisir à plonger dans un roman d'Aki Shimazaki dont l'écriture est subtile, toute en pudeur, je crois l'avoir déjà mentionné ! des phrases courtes rythment le récit et nous entraînent, peu à peu, dans l'intimité des personnages. Le récit détaillé des menus gestes de la vie dévoile doucement une vérité crue, une acceptation des mensonges par respect des convenances. C'est ce Japon, où traditions et modernité se heurtent que nous décrit Aki Shimazaki avec beaucoup de sobriété et de poésie, que j'apprécie. Elle n'impose rien, ne juge pas, mais elle pose et offre son récit, à nous de le découvrir. C'est tout simplement beau, la preuve, j'ai pu le lire, et le relire à nouveau avec un immense plaisir !  study


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Re: Aki SHIMAZAKI ( d'origine japonaise )

Message  Sapho le Mar 12 Jan 2016 - 18:54

Le dernier livre de la seconde pentalogie de l'auteure : YAMABUKI

RESUME

Cela fait maintenant cinquante-six ans que Aïko Toda a connu le coup de foudre pour celui qu'elle acceptait d'épouser dès leur premier rendez-vous. Aux côtés de cet homme, un cadre dévoué de l'importante compagnie Goshima, elle a été aux premières lignes de la reconstruction économique de son pays dévasté par la guerre. Toujours aussi amoureux, tous deux profitent aujourd'hui de leur retraite. Au fil des jours de pluie et des promenades, Aïko songe à ce demi-siècle passé auprès de Tsuyoshi Toda, son samurai ; un bonheur dont elle prend la mesure alors que remontent aussi à sa mémoire les années qui ont précédé leur rencontre, celles d'un premier mariage raté. Au plus près de l'intimité de ses personnages, Aki Shimazaki clôt avec cette histoire le cycle romanesque Au coeur du Yamato.

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RESSENTI

Avec Tsuyoshi Toda, elle vient de passer près d’un demi-siècle à préserver un bonheur sans faille malgré sa stérilité. On sent que le récit s’avance vers un bouleversement auquel le personnage semble s’attendre sans y penser réellement. Aki Shimazaki fait ici preuve une nouvelle fois de son talent de narratrice : c’est encore avec douceur, pudeur, mais avec détermination qu’elle convoque à la fois sujets de société, histoire, féminisme et un amour incroyable pour son pays. On apprécie particulièrement aussi le glossaire, très utile et enrichissant pour comprendre et s’imprégner des termes employés par l’auteur pour qualifier certains des aspects de la vie japonaise.

Encore une pure merveille qui vient ici clore le cycle romanesque «Au coeur de Yamato».


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Re: Aki SHIMAZAKI ( d'origine japonaise )

Message  Arun le Mar 12 Jan 2016 - 19:13

YAMABUKI c'est donc le dernier Sapho ?  moi je parlais de l'avant dernier Tsukushi, qu'en penses-tu ?

Yamabuki, je ne l'ai pas encore commandé, je ne vais pas tarder à le faire !  study


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Re: Aki SHIMAZAKI ( d'origine japonaise )

Message  Sapho le Mar 12 Jan 2016 - 19:29

Tsukushi

On pourrait se contenter de lire Tsukushi et en rester à cette histoire pour ce qu'elle révèle à elle seule de douceur, d'émotion et d'impact aussi. Avec la fiévreuse délicatesse qui lui est propre, Aki Shimazaki se penche ici de manière plus sensible que dans ses autres romans sur la notion de couple et sur la dichotomie qu'elle suppose avec le sentiment amoureux lui-même : jalousie, non-dits, doubles vies, secrets qui sont autant d'entrave au bonheur, un bonheur bien plus fragile quand il s'est construit presque malgré soi.

Chaque roman composant ce cycle est plus qu'une variation autour d'une même histoire. Bien que pouvant se lire indépendamment les uns des autres, ils revêtent un caractère tout à fait singulier dans leur interconnexion. Ils se prolongent, se complètent, se répondent à travers plusieurs voix. En écouter une, son histoire, c'est déjà dénicher une pépite. Les entendre toutes, c'est découvrir la mine qui va avec.


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Re: Aki SHIMAZAKI ( d'origine japonaise )

Message  Sapho le Mer 24 Aoû 2016 - 15:49

Tout nouveau livre que je viens de terminer : HOZUKI


RESUME


Dans le livre précédent du même cycle, Azami est le surnom de cette envoûtante entraîneuse et ancienne camarade de classe avec qui le narrateur entreprend une liaison. Cette même femme, Mitsuko, est cette fois la narratrice du nouvel opus d’Aki Shimazaki, Hôzuki.
Propriétaire d’une petite librairie d’occasion spécialisée en ouvrages philosophiques, Mitsuko partage ses journées avec sa mère, une ex-détenue qui confectionne de jolis signets de fleurs séchées, et son jeune fils Tarô, un métis sourd et muet. Plutôt revêche et ne cherchant aucune amitié, elle se contente d’amants occasionnels et de discussions intellectuelles avec les riches clients du bar où elle pratique encore le métier d’entraîneuse une fois par semaine.
Un jour pourtant, une femme distinguée se présente à la bouquinerie et, devant la complicité évidente qui s’établit entre son enfant et celui de Mitsuko, elle insiste pour provoquer des visites et des sorties communes. Pour faire plaisir à son fils, Mitsuko surmonte son agacement et accepte ces rencontres. Bien vite, afin de préserver l’équilibre de sa famille, elle devra cependant refaire le choix du mensonge.
La sobriété et la justesse du ton d’Aki Shimazaki sont toujours un ravissement ; ils sont aussi bouleversants quand il s’agit d’aborder avec autant de franchise le thème des liens maternels.


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RESSENTIS


Une pause. Une friandise littéraire.  J'adore Aki Shimazaki, à chaque fois pudeur, simplicité et émotions au rendez-vous.  C'est encore le cas cette fois.

Hôzuki est le second volet du nouveau cycle entamé par l'auteure.  Comme à chaque fois et c'est sa spécificité, on prend une histoire et celle-ci développe un personnage qui nous dévoilera sa vision des choses ou un pan de sa vie.

On retrouve Mitsuko, entraîneuse le vendredi soir dans un bar de luxe dans Azami, ce ne sera pas le sujet de cet opus.  Mitsuko est libraire d'occasion spécialisée en philosophie.  Son activité complémentaire du vendredi lui permet de payer l'appartement et les frais d'un enseignement de qualité pour son fils Tarô métis, sourd et muet de naissance.

Un jour, entre dans sa librairie, Madame Sato et sa fille Hanako, à la recherche de livres de philosophie pour son mari diplomate.  L'entente est immédiate entre les enfants.

Madame Sato s'interroge sur le nom de la librairie; KITO qui en kanji (idéogramme chinois adapté au japonais) signifie "prière" mais aussi le fruit orange "physalis".

On aborde un peu la religion, en particulier le bouddhisme, la philosophie mais surtout la maternité et plus précisément le lien maternel.

Avec une grande sobriété comme toujours, un style épuré, Aki Shimazaki va à l'essentiel avec énormément de douceur, de tendresse et de pudeur et touche droit au coeur.  Sa plume est subtile, intimiste et fait mouche au plus profond de nos sentiments.

C'est un énorme coup de coeur, une pépite.


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Re: Aki SHIMAZAKI ( d'origine japonaise )

Message  Sapho le Mer 24 Aoû 2016 - 15:50

EXTRAITS


Je ne crois pas à l'existence d'un Dieu mais je reconnais qu'une chaîne lie les gens que j'ai croisés accidentellement.

Chacun a une vie unique et des problèmes qui pourraient être incroyables. Comme on dit : "La réalité dépasse souvent la fiction." Mais après tout, la vie d'autrui ne regarde personne.

La différence est simple. La religion, c'est de croire, et la philosophie, c'est de douter.

Tu es né pour me sauver la vie. Tu m'as déjà dit ça, mais tu m'as eu parce que je voulais être ton enfant.

"La pensée est une prérogative de l'humain." Je ne savais pas de qui il tenait ce cliché, mais je n'y trouvais que de l'arrogance. Je lui avais dit : "Les animaux aussi parlent, observent, réfléchissent, se souviennent, ont peur, se battent, se cachent... Ils ne vivent pas seulement par instinct, ils pourraient avoir une pensée possiblement plus sage que celle des hommes.

Je crois toujours qu'il y a des raisons ou des sens dans chaque rencontre. Regardez nos enfants ! Ils se sont croisés dans ce monde pour devenir de bons amis. Je suis sûre qu'ils étaient aussi des amis dans une vie antérieure.

Mitsuko, sais-tu quel est le but des religions ? C'est de libérer de la douleur de la vie et de la mort. Le bouddhisme ne fait pas exception. Ce en quoi il est différent des autres religions, c'est que les bouddhistes tentent par eux-mêmes d'atteindre l'éveil, alors que les monothéistes comptent sur leur dieu pour arriver au paradis.
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Re: Aki SHIMAZAKI ( d'origine japonaise )

Message  Arun le Mer 24 Aoû 2016 - 16:54

Ah j'apprécie ces derniers extraits Sapho, merci ma belle ! tu me remets en mémoire que je n'ai pas lu ce dernier ! une lacune à vite combler n'est-ce pas ? il faudra absolument que je trouve un moment pour le lire même si, en ce moment la lecture n'est pas tout à fait ma priorité Embarassed

"Mitsuko, sais-tu quel est le but des religions ? C'est de libérer de la douleur de la vie et de la mort. Le bouddhisme ne fait pas exception. Ce en quoi il est différent des autres religions, c'est que les bouddhistes tentent par eux-mêmes d'atteindre l'éveil, alors que les monothéistes comptent sur leur dieu pour arriver au paradis." ... et cela semble si évident !


"Le mouton n'a pas mangé la rose et le Petit Prince n'est pas mort"

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Re: Aki SHIMAZAKI ( d'origine japonaise )

Message  Sapho le Dim 27 Aoû 2017 - 14:55

Troisième livre du troisième cycle de Shimazaki : SUISEN

RESUME


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À la tête d’une société prospère fondée par son grand-père, Gorô est marié avec une femme de bonne famille et père de deux enfants pour qui il a des ambitions claires. Il entretient deux maîtresses – dont une magnifique actrice –, il s’entoure de clients importants dans les bars et exhibe fièrement des photos de lui auprès de célébrités. Même s’il croit en mériter toujours davantage, Gorô trouve qu’il a bien réussi sa vie. Or, le jour où ses convictions sont une à une ébranlées, il est forcé de se regarder franchement dans le miroir, sans doute pour la première fois.

Dans ce roman, Aki Shimazaki plonge au cœur des blessures d’enfance qui deviennent parfois des failles à l’âge adulte.


RESSENTIS



À la tête d’une société prospère fondée par son grand-père, Gorô est marié avec une femme de bonne famille et père de deux enfants pour qui il a des ambitions claires. Il entretient deux maîtresses – dont une magnifique actrice –, il s’entoure de clients importants dans les bars et exhibe fièrement des photos de lui auprès de célébrités. Même s’il croit en mériter toujours davantage, Gorô trouve qu’il a bien réussi sa vie. Or, le jour où ses convictions sont une à une ébranlées, il est forcé de se regarder franchement dans le miroir, sans doute pour la première fois.
Dans ce roman, Aki Shimazaki plonge au cœur des blessures d’enfance qui deviennent parfois des failles à l’âge adulte.
En tant que femme j’y ai vu comme une revanche ce qui peut sembler un peu court. En me mettant dans la peau d’un homme je peux y voir comme une résurrection, une douloureuse renaissance. C’est très beau, très doux malgré une certaine violence du propos (c’est vraiment un affreux ce Gorô !). C’est un livre qui donne de l’espoir, tout peut arriver, mais le prix à payer peut se révéler élevé.



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