Festival de Cannes 2017

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Festival de Cannes 2017

Message  Sapho le Mar 23 Mai 2017 - 15:29


Le délégué général du Festival de Cannes, Thierry Frémaux, et son président, Pierre Lescure, ont dévoilé jeudi 13 avril la vingtaine de longs-métrages en compétition pour la Palme d’or du 70e festival de la Croisette, qui se déroulera du 17 au 28 mai.


Le jury

– Le jury du Festival de Cannes sera présidé par Pedro Almodovar. Il décernera la Palme d’or à l’issue du Festival le dimanche 28 mai.

– L’actrice française Sandrine Kiberlain a été choisie pour présider le jury de la Caméra d’or, qui récompense chaque année le meilleur premier film.

Cristian Mungiu présidera le jury des courts-métrages et de la Cinéfondation.

– Par ailleurs, l’actrice italienne Monica Bellucci présentera les cérémonies d’ouverture et de clôture du 70e festival de Cannes. Elle succède au comédien et humoriste français Laurent Lafitte, maître de cérémonie en mai 2016.

La sélection officielle

49 longs métrages de 29 pays sont présentés en Sélection officielle, sur les 1 930 proposés. Cette sélection comprend les films qui concourent pour la Palme d’or mais aussi la compétition « Un certain regard », les films hors compétition, les séances spéciales, les séances de minuit, les courts métrages, et enfin Cannes Classics. Douze réalisatrices font partie de la Sélection officielle. Les Fantômes d’Ismaëld’Arnaud Desplechin sera projeté en ouverture du festival, hors compétition.

Les dix-huit films en compétition pour la Palme d’or

– Loveless d’Andrei Zviaguintsev.

– Good Time de Benny et Josh Safdie.

– You Were Never Really Here de Lynne Ramsay.

–Jupiter’s Moon de Kornél Mundruczó.

– A Gentle Creature de Sergei Loznitsa.

– The Killing of a Sacred Deer de Yorgos Lanthimos.

–Hikari (Radiance) de Naomi Kawase.

–Geu-Hu (The Day After) de Hong Sangsoo.

– Wonderstruck de Todd Haynes.

–Rodin de Jacques Doillon.

–120 Battements par Minute de Robin Campillo.

–Happy end de Michael Haneke.

–L’Amant double de François Ozon.

–Redoutable de Michel Hazanavicius.

–The Beguiled de Sofia Coppola.

– Okja de Bong Joon-Ho.

–Aus Dem Nichts (In The Fade) de Fatih Akin.

–The Meyerowitz Stories de Noah Baumbach.

Et aussi…

Hors compétition, la réalisatrice française Agnès Varda et le plasticien JR présenteront Visages, villages, tandis que Raymond Depardon montrera en séance spéciale son documentaire 12 jours sur l’internement d’office, Claude Lanzmann Napalm sur la Corée du Nord et Al Gore son nouveau film sur le climat, An Inconvenient Sequel.

Dans la sélection « Un certain regard », le film Barbara, de Mathieu Amalric, et L’Atelier, de Laurent Cantet.

A SUIVRE..............


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Sapho
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Re: Festival de Cannes 2017

Message  Arun le Mar 23 Mai 2017 - 23:16

Ma chère Sapho, je te dois encore un grand merci ! Le festival de Cannes que je suis avec tant d'attention depuis des années, je n'ai guère pris la peine de m'en informer pour la première fois !

Aussi je suis ravie que tu recadres celà sur notre forum comme tu sais si bien le faire. J'en suis vraiment  touchée et je peux ainsi suivre avec attention plus en détail  l'actualité de ce festival 2017 !

merci messages panca


"Le mouton n'a pas mangé la rose et le Petit Prince n'est pas mort"

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Arun
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Re: Festival de Cannes 2017

Message  Sapho le Mer 24 Mai 2017 - 15:27


LE REDOUTABLE de MICHEL HAZANAVICIUS


SYNOPSIS

Le Redoutable montre, en mai 1968, comment Jean-Luc Godard et sa compagne Anne Wiazemsky se joignent aux manifestants. Dans une scène assez révélatrice, Louis Garrel, qui interprète le célèbre réalisateur, tente de lancer un slogan: «De Gaulle, pompe à merde, Pompidou, pompe à merde». Et ça ne prend pas. En 1968, le «dégagisme» était-il moins à la mode qu'en 2017?

Au lieu de ça, les manifestants préfèrent un slogan plus communiste, «Libérez nos camarades», plus simple et moins pompeux. Désabusé, le réalisateur décide de partir. Un peu plus tard dans le film il déclarera que ce qui l’intéresse «dans le mouvement des étudiants, c’est le mouvement, pas les étudiants», avant de livrer une analyse politique qui résonne étrangement (ou intentionnellement) avec l’élection présidentielle 2017.

«La politique, c’est comme les chaussures, il y a la droite, il y a la gauche […]. Et bientôt, j’ai l’impression que les gens voudront marcher pieds nus».
La réplique avait l’avantage d’être assez simple pour que même les étrangers de la salle comprennent la référence. Dans le noir, les quelques chuchotements perceptibles contiennent tous le même nom, prononcés avec différents accents: Macron.



Dans un communiqué publié le 2 mai, la Société civile des auteurs-réalisateurs-producteurs, dont Michel Hazanavicius est le co-président, avait appelé à voter sans réserve pour Emmanuel Macron. Le Redoutable ne donne pas de grandes leçons sur la politique d'aujourd'hui, mais questionne avec beaucoup de légèreté l'engagement des artistes et des intellectuels.

Un peu comme Emmanuel Macron, Godard veut faire partie du mouvement de la jeunesse, faire la révolution, introduire la démocratie participative dans le processus de construction d'un film. Un peu comme Emmanuel Macron, Godard n'arrive pourtant pas à se défaire de certaines traditions du système. La ressemblance s'arrête au niveau du couple, avec la différence d'âge inversée, sur ce point le président est bien plus révolutionnaire.

study study study
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Sapho
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Re: Festival de Cannes 2017

Message  Sapho le Jeu 25 Mai 2017 - 15:02



«120 BATTEMENTS PAR MINUTE» de ROBIN CAMPILLON


120 battements par minute de Robin Campillo (à qui l’on doit Eastern Boys), en compétition sous bannière française, a obligé la plupart des accrédités presse à essayer de sortir dignement de la salle en épongeant plusieurs paquets de Kleenex. Torrent de larmes ne dit pas bon film mais il se trouve que ce récit au cœur de l’activisme d’Act up à Paris dans les années 90 trouve une distance étonnamment empathique et froide pour embrasser aussi bien la ferveur du groupe que la singularité des individus qui le composent. Et comme pour Toni Erdmann, le film a reçu un triomphe et emballé le festival.

On entre dans 120 battements tel des novices assistant à leur première réunion du groupe : comme on ne s’interrompt pas les uns les autres pendant les débats, au point non d’applaudir mais de claquer des doigts quand on approuve ou d’émettre un sifflement sourd quand on n’est pas d’accord. On est ici dans un mouvement de jeunesse, composé de garçons et de filles lesbiennes, pédés, trans, séropos ou non. Il y a aussi une mère de famille et son fils ado contaminé par transfusion de sang. Mais on est aussi dans le passé, c’est-à-dire avant la circulation des «leaks» et des informations via les réseaux sociaux, avant la levée de mouvements protestataires par Facebook ou envois de mail. Tout est plus difficile, plus caché, plus lent, pour obtenir des résultats transitoires pour un nouveau médicament par un labo, pour mobiliser les médias, pour recruter des militants etc. Le film est donc aussi drapé dans cette histoire ancienne dont on est encore les contemporains au cœur d’une époque qui va vite et souvent oublie tout.…

Le film évoque bien cette effervescence d’une agora galvanisée par la pression du temps qui manque et par l’humour folle qui parfois fuse quand il s’agit de trouver les bons slogans pour la gay pride : «Des molécules pour qu’on s’encule» ou «Des hémophiles pour qu’on s’enfile». Deux personnages se dégagent peu à peu du groupe en une idylle nouée par le désir et l’angoisse entre le radical Sean (Nahuel Perez Biscayart) et le plus ombrageux Nathan (Arnaud Valois), le premier est malade (il a déjà des symptômes d’un kaposi), le second n’est pas infecté. La montée de sève est aussi une oraison à l’existence injustement ruinée par le silencieux travail de sape du virus que l’écran modélise en particules neigeuses s’agrégeant pour tuer.

Risqué

120 battements par minute a été coécrit par le cinéaste et Philippe Mangeot, qui a été président d’Act Up à la fin des années 90. Rappelons que Robin Campillo est aussi présent à Cannes en tant que co-scénariste de L’Atelier de Laurent Cantet (qui est présenté à Un Certain Regard). Il était co-scénariste et monteur d’Entre les murs du même Cantet, Palme d’or en 2008 et le travail élaboré à l’époque pour rendre sensible les interactions au sein de la salle de classe se retrouve ici dans le jeu du tac au tac auquel se livrent les débatteurs.

Lors de la conférence de presse, le cinéaste a expliqué avoir longtemps hésité avant d’approcher ce sujet qu’il jugeait risqué, et qu’il ne pouvait trahir, ajoutant en guise de commentaire sur l’usage que les nouvelles générations pourraient faire de sa reconstitution passionnée : «C’est très difficile de créer un mouvement politique, on le voit en France en moment. Il faut que ça devienne une lutte, quand le corps des gens est engagé. C’est difficile de mobiliser les gens en ce moment. Act up c’était très minoritaire, on avait des réunions à 150, 200 toutes les semaines. Ce n’est pas un film pour donner des leçons mais juste rappeler ce que c’était ce rassemblement de gens qui ont formé ensemble un discours, une action, et qui ont mené à des victoires sur le plan politique. J’espère que ce film peut réveiller cet esprit.»








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