Albert COHEN ( Suisse)

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Albert COHEN ( Suisse)

Message  Sapho le Lun 15 Aoû 2016 - 19:32


BIOGRAPHIE


Albert Cohen est un poète, écrivain et dramaturge suisse romande d'expression française.

D'origine juive, il commence son éducation dans un établissement privé catholique. C'est en 1905 qu'il se fait traiter de «youpin» dans la rue, événement qu'il raconte dans "Ô vous, frères humains" (1972). En 1904, il entre au lycée Thiers, et en 1909, il se lie d'amitié avec un autre élève, Marcel Pagnol. En 1913, il obtient son baccalauréat.

En 1914, il quitte Marseille pour Genève où il s'inscrit à la faculté de droit. Dès lors, il s'engage en faveur du sionisme mais n'ira jamais en Israël. Il obtient sa licence en 1917 et s'inscrit à la faculté des lettres où il reste jusqu'en 1919. Cette année-là, il obtient la nationalité suisse (il était ottoman). Il tente sans succès de devenir avocat à Alexandrie. Il épouse cette même année Élisabeth qui meurt d'un cancer en 1924. En 1921, il publie "Paroles Juives," un recueil de poèmes.

En 1925, il prend la direction de la Revue juive à Paris, qui compte à son comité de rédaction Einstein et Freud. De 1926 à 1931, il occupe un poste de fonctionnaire attaché à la Division diplomatique du Bureau international du travail, à Genève. Il publie "Solal" (1930), premier volume d'un cycle qu'il poursuit avec "Mangeclous" (1938). En 1931, il se marie en secondes noces avec Marianne dont il divorce.

En 1941, il propose de regrouper les personnalités politiques et intellectuelles européennes réfugiées à Londres dans un comité interallié des amis du sionisme. Il est alors chargé par l'Agence juive pour la Palestine d'établir des contacts avec les gouvernements en exil. Il démissionne en 1944.

En 1943, il rencontre sa future troisième épouse, Bella. En 1944, il devient conseiller juridique au Comité intergouvernemental pour les réfugiés. Il est chargé de l'élaboration de l'accord international du 15 octobre 1946 portant sur le statut et la protection des réfugiés. En 1947, il rentre à Genève. Il est directeur d'une des institutions spécialisées des Nations unies. "Le Livre de ma mère" est publié en 1954. En 1957, il refuse le poste d'ambassadeur d'Israël, pour poursuivre son activité littéraire et publie "Belle du Seigneur" (Grand prix du roman de l'Académie française) en 1968, et en 1969 "Les Valeureux" ; dernier volume de sa tétralogie.

Souffrant de dépression nerveuse, il manque de mourir d'anorexie en 1978. Il va employer ses dernières années à faire la promotion de son œuvre. Il publie ses "Carnets 1978" en 1979.




LIVRE LU : SOLAL


RESUME


Solal, jeune enfant de Céphalonie (île grecque) séduit Adrienne, la femme du consul de France. Créant l'embarras dans son entourage, Solal décide de quitter son île pour rejoindre Marseille puis Paris, où il épousera Aude, la fille du premier ministre et deviendra ainsi à son tour, par intrigue et culot, ministre du travail. Son oncle Saltiel ira à sa rencontre pour lui permettre de revoir son père, à qui Solal doit des excuses. Propriétaire d'un château à deux heures de Paris, il aménage ses caves de façon à accueillir une partie de la population juive de sa Céphalonie natale. Il tentera vainement d’initier sa femme au respect des traditions juives. Défait de son ministère, répudié par l’État français, Solal mettra fin à ses jours et ressuscitera tel un dieu ancien, Solaire.


Critiques

Avez-vous lu Solal ? C'est la question que, ces jours derniers, je pose à tous ceux que je rencontre. Solal est un très grand livre, une œuvre forte et riche. (Marcel Pagnol, Les NouvelIes littéraires)

Œuvre désordonnée et magnifique, Solal mérite d'être lu et relu. Il possède les caractéristiques de la grandeur. Il dévoile au lecteur de nouveaux tréfonds de l'âme humaine. C'est le seul véritable critère de la grandeur. (New York Times)

Livre magnifique, bouillonnant de sève, d'une opulence barbare, d'une intelligence aiguë. Un talent extraordinaire. (Gazette de Lausanne)

Solal est un livre à nul autre pareil. C'est très rarement que surgit un roman qui soit l'oeuvre d'un génie évident. (San Francisco Chronicle)

Solal a été proclamé, par les critiques d'Europe et d'Amérique un grand roman, un chef-d'oeuvre. (The Times)
Un livre étonnant. Avec Solal, le roman contemporain s'éveille à une vie nouvelle, d'une originalité absolue. (Vossische Zeitung)



RESSENTIS


Rédigé dans une langue incroyablement savoureuse, dégoulinante de couleurs et de parfums du Sud, cette œuvre unique en son genre torpille les conventions sociales, bouscule les règles de la narration, et surtout se présente comme un hymne d’amour joyeux et désespéré à la fois, composé par Albert Cohen à la gloire des siens, ces Juifs francophones de Méditerranée sur lesquels la barbarie nazie n’allait pas tarder à s’abattre. Comme l’avait fort justement recommandé Pagnol, il faut lire Solal toutes affaires cessantes.


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Sapho
Le sage ArtiLittere


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