Pedro ALMODOVAR

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Pedro ALMODOVAR

Message  Sapho le Dim 25 Sep 2016 - 15:47


Ne pouvant pas regarder la TV ce soir, je vais enregistrer sur ARTE le film de Pedro ALMODOVAR intitulé VOLVER


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Sa biographie

Après avoir passé ses premières années à Calzada de Calatrava, Pedro Almodóvar déménage avec ses parents à l'âge de 8 ans (un doute plane encore sur sa véritable année de naissance) en Estrémadure. Issu d'une famille relativement pauvre de muletiers d'une région ravagée par la Guerre d'Espagne, il grandit entouré de femmes, ce qui ne sera pas sans conséquence sur son cinéma. Élève particulièrement doué, il étudie chez les Pères Salésiens et les Franciscains, une expérience douloureuse qui lui fera perdre la foi et motivera une certaine aversion pour la religion. Pour se détendre et sortir du carcan stricte de cette éducation, il fréquente assidûment les salles obscures.

A 17 ans, Pedro Almodóvar. part pour Madrid, seul, sans argent et sans travail, avant d'entamer un tour d'Europe qui le mène à Londres et Paris. Il souhaite ainsi apprendre le cinéma, mais, sur ordre de Franco, l’École Officielle du Cinéma vient de fermer ses portes. Après plusieurs petits boulots, il décroche un emploi de bureau à la Compagnie nationale de téléphone espagnole où il reste douze ans. Parallèlement, il écrit des scénarii, tourne, de 1974 à 1979, des courts-métrages en Super 8, fait la connaissance de Carmen Maura, ce qui l'entraîne à faire du théâtre au sein de la troupe indépendante "Los Goliardos" (au sein de laquelle il montre un goût certain pour le travestissement), et fonde un groupe punk-rock parodique "Almodovar y McNamara".

Avec l'arrivée de la démocratie en Espagne, il réalise, sur une période d'environ un an et demi, son premier long métrage Pepi, Luci, Bom et autres filles du quartier. Un film tourné en 16 mm, avec un budget dérisoire, et qui marque sa première collaboration avec l'actrice Carmen Maura. Alors que le mouvement culturel la Movida se développe, il tourne Le Labyrinthe des passions et Matador qui révèlent Antonio Banderas. Scénariste et réalisateur, il ajoute une corde à son arc en 1986, en fondant avec son frère Agustin Almodovar (qui abandonne sa carrière d'ingénieur en chimie pour produire des films), la société de production El Deseo (le désir). Le premier film produit par la société est La Loi du désir (sixième long métrage du cinéaste) en 1987. Par la suite, ils produiront tous les films réalisés par Pedro Almodóvar. Ce dernier prouve qu'il peut être omniprésent sur un projet en enfilant également les costumes de chef décorateur et de compositeur. A l'instar de son frère, il lui arrive même de faire quelques apparitions hitchcockiennes dans certains de ses films, comme dans La Loi du désir.

Baroque, adepte du kitsch et de la parodie, Pedro Almodóvar se fait un nom au-delà des frontières espagnoles avec Femmes au bord de la crise de nerfs, en 1988. Le cinéaste se montrant fidèle à ses acteurs, son cinéma est truffé de figures récurrentes, parmi lesquelles Carmen Maura, Victoria Abril, Penélope Cruz, ou encore Antonio Banderas, seule icône masculine de la filmographie de ce "réalisateur à femmes". Ce dernier se montre également assidu à Cannes, qu'il visitera à six reprises : 1992 (membre du jury), 1999 (en compétition avec Tout sur ma mère), 2004 (La Mauvaise éducation projeté en ouverture), 2006 (en compétition avec Volver), 2009 (en compétition avec Etreintes brisées) et 2011 (en compétition avec La Piel que Habito).

Avec Tout sur ma mère, qu'il dédie à sa mère, Pedro Almodóvar rafle un nombre impressionnant de prix : Prix de la mise en scène à Cannes, Oscar et César du Meilleur film étranger, Golden Globe et même sept Goya ! Trois ans après, il récidive avec Parle avec elle, et fait mieux encore : Oscar du Meilleur scénario, cinq prix EFA, deux BAFTA, le Nastro d'Argento, le César et beaucoup d'autres prix partout de par le monde, exception faite de l'Espagne. En 2004, il a l'honneur d'ouvrir la 59e cérémonie du Festival de Cannes avec sa Mauvaise éducation, une première pour un film espagnol. Avec ce film intimiste rappelant l'adolescence du réalisateur chez les Franciscains, il révèle un nouveau talent en la personne de Gael Garcia Bernal.

Deux ans plus tard, sa nouvelle comédie dramatique, Volver (portrait presque autobiographique de trois générations de femmes au sein de la classe ouvrière), lui permet de retrouver après 17 ans d'absence sa première égérie, Carmen Maura. Il réalise ensuite un rêve, en tournant à Lanzarote Les Etreintes brisées, île découverte pour la première fois par le cinéaste quelques mois après la mort de sa mère. Comme bien souvent au cours de la carrière du réalisateur, cette parenthèse nostalgique est suivie d'un film sombre : le thriller La Piel que Habito. Alternant les registres, c'est avec une comédie "aérienne", Les Amants passagers, qu'il revient deux ans plus tard.

En 2016, son 20ème long métrage, Julieta, évoque des thématiques qui lui sont chères comme celles du destin, de la culpabilité et de cette force mystérieuse et insondable qui nous pousse à quitter les personnes que nous aimons.


VOLVER


Volver est un film espagnol de Pedro Almodóvar, sorti en 2006. Volver (mot espagnol) signifie « revenir » en français.

Il fait partie de la sélection officielle du festival de Cannes 2006 : l'ensemble des actrices du film a été récompensé par un prix d'interprétation collectif ; le film a obtenu aussi le prix du meilleur scénario dans ce festival. Le film est produit par El Deseo S.A., la société de production du réalisateur.

Synopsis complet

Madrid. De nos jours. Raimunda est une jeune mère, entreprenante et très séduisante, dont le mari est au chômage et la fille en pleine adolescence. Le budget familial est maigre, c’est pour cela que Raimunda a plusieurs petits boulots. C’est une forte femme, une battante-née, mais elle est en même temps très fragile émotionnellement. Depuis son enfance, elle garde le silence sur un terrible secret.
Sole, sa soeur, est un peu plus âgée. Timide et peureuse, son gagne-pain est un salon de coiffure clandestin. Son mari l’a abandonnée, il est parti avec une cliente. Depuis, Sole vit toute seule.
Paula est la tante des deux femmes, elle vit dans le village de La Mancha où toute la famille est née. C’est un village balayé par le vent d’est qui est la cause directe du taux élevé de folie enregistré dans la région. Ce maudit vent est aussi le responsable des multiples incendies qui ravagent cette zone chaque été. Les parents de Sole et Raimunda y ont trouvé la mort.

Un dimanche de printemps, Sole appelle Raimunda pour lui dire qu’Agustina (une voisine du village) lui a appris par téléphone le décès de leur tante Paula. Raimunda adorait sa tante, mais elle ne peut pas aller à l’enterrement parce que, quelques minutes avant le coup de fil de sa soeur, en rentrant d’un de ses petits boulots, elle a trouvé son mari mort dans la cuisine, un couteau enfoncé dans la poitrine. Sa fille lui avoue que c’est elle qui a tué son père, qui était ivre et avait tenté d’abuser d’elle.

Pour Raimunda, le plus important est de sauver sa fille. Elle ne sait pas encore comment, mais il est évident qu’elle ne peut pas accompagner Sole à l’enterrement de leur tante dans La Mancha.

C’est à contrecoeur que Sole se rend seule au village. Parmi les femmes venues lui présenter leurs condoléances, Sole entend des rumeurs selon lesquelles sa mère qui est morte dans un incendie avec son père serait revenue de l’au-delà pour s’occuper de la tante Paula, malade, pendant ses dernières années. Les voisines parlent avec un grand naturel du «fantôme» de la mère.

Lorsque Sole regagne Madrid en voiture, elle se gare, puis, elle entend des bruits provenant du coffre. Une voix de femme lui demande de lui ouvrir et de la laisser sortir, tout en affirmant qu’elle est sa mère. Au début, Sole est prise de panique. Elle continue à entendre des coups à l’intérieur du coffre. Sole finit par l’ouvrir et elle découvre, entouré de sacs, le fantôme de sa mère. Sole n’ose même pas le regarder, mais quand elle réussit à vaincre sa peur, elle se rend compte que le fantôme est identique à sa mère de son vivant, sauf les cheveux qui sont à présent presque tout blancs et décoiffés, et la peau plus pâle. Sole monte dans son appartement avec elle et lui demande combien de temps elle compte rester. «Tant que Dieu le voudra», lui répond le fantôme. Face à l’énormité d’une telle réponse, Sole n’a pas d’autre choix que de cohabiter avec le fantôme maternel et de l’intégrer dans son travail au salon de coiffure. Elle présente sa mère à ses premières clientes comme une clocharde russe qu’elle a rencontrée dans la rue et recueillie par charité. Quand il y a des clientes, la mère ne parle pas, elle ne fait que laver des têtes et sourire.

Sole n’ose pas avouer à sa soeur la situation dans laquelle elle vit. Raimunda, quant à elle, se limite à lui dire que Paco, son mari, les a quittées et qu’elle pressent qu’il ne reviendra pas. En réalité, elle est en train d’essayer de se débarrasser du cadavre, mais elle n’en trouve pas le temps parce qu’elle a l’opportunité d’un nouveau travail qui l’arrange bien financièrement et qui, en plus, lui offre une possible solution à son pressant problème… (que faire du cadavre).

L’insoutenable devient quotidien. Les deux soeurs, chacune de son côté, entament une fuite en avant, tout en survivant à des situations très tendues, mélodramatiques, comiques et très touchantes aussi. Les deux femmes s’en sortent avec beaucoup de culot et à coup de mensonges éhontés.
Volver (2005) est une histoire de survie. Tous les personnages luttent pour survivre, même le fantôme de la grand-mère.

La grand-mère fantôme dit à Sole qu’elle veut voir sa fille Raimunda, et sa petite-fille. Elle doit parler à Raimunda ; d’ailleurs, cette conversation est la raison pour laquelle elle est revenue de l’au-delà…
et cette urgence surnaturelle est liée au secret que Raimunda porte en elle depuis son enfance. Elle se garde de raconter cette dernière chose à Sole.
Mais Raimunda a un caractère bien trempé, elle n’est pas aussi faible que Sole et ne croit pas aux fantômes, même pas lorsqu’elle découvre sa mère cachée sous le lit, chez Sole…
Tout ceci n’est que le début d’une histoire complexe et simple, émouvante et atroce, qui affecte les femmes de la famille de Raimunda, ses voisines, et quelques hommes.


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Sapho
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Re: Pedro ALMODOVAR

Message  Arun le Dim 25 Sep 2016 - 18:23

Ah Sapho, j'ai vu ce film à sa sortie, bien que d'un thème assez original (c'est du Almodovar bien sûr !) j'ai vraiment apprécié l'histoire émouvante de cette famille ! de toutes manières, j'aime tout ce que produit ce metteur en scène ! dommage que tu ne puisses le regarder ma belle ...


"Le mouton n'a pas mangé la rose et le Petit Prince n'est pas mort"

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Re: Pedro ALMODOVAR

Message  Sapho le Dim 25 Sep 2016 - 22:34

Je ne pouvais pas le regarder ce soir vu que j'avais mes enfants à la maison mais je l'ai enregistré pour le regarder plus tard !

Je raffole des films d'Almodovar !
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Sapho
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